Rituel et puissance de l’intention

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Rituel. Un mot dont nous avons généralement perdu le sens dans notre société et qui est au mieux associé à la religion dans sa vision la plus négative, c’est-à-dire vide de son sens voire objet de pouvoir.

Pourtant, sans pour autant en dépendre,  le rituel nous propose un moment très particulier. Celui de poser un acte, d’émettre une intention avec force. Peut-être même avec une force insoupçonnée. Celui d’un moment sacré, un autre mot qui peut également sembler étrange au vu de notre société axée sur une vision cartésienne et matérialiste, dénuée justement de sens et de sacré. Sauf peut-être si accumuler des biens est ce qui nous intéresse. À chacun s vérité et sa route.  La question suivante s’adresse cependant aux autres personnes: y-aurait-il un lien entre une telle société et un certains mal d’être assez évident chez beaucoup de personnes? La réponse semble positive non? 49 millions de médicaments anxiolytiques vendus sous ordonnance médicale en France en 2015. Sans compter les anti-dépresseurs! C’est assez parlant.

Faire d’un moment anodin un moment sacré, porteur de vie, porteur d’une vibration, d’un message, voilà ce qui est possible.

Retrouver un sens à nos vies. Retrouver le pouvoir de notre responsabilité. Et la force de notre expression. C’est cela que m’inspire le rituel. Pas juste la reproduction d’actes théâtraux.

Nul besoin de s’obliger à retourner assister à une messe si cela ne résonne pas en nous. Un rituel peut être bien autre chose. Les amérindiens –tout du moins ceux ayant la chance d’être restés connectés à leur vibration naturelle- en sont un bon exemple. Tente de sudation, cérémonie de pipe sacrée ou tout simplement une façon de prier, sont autant de façon de faire, de façon d’être.

Se servir d’un vecteur pour accompagner et amplifier notre geste, c’est amorcer un mouvement, une dynamique de transformation.

Allumer un feu, avec respect pour le bois utilisé, pour la force invoquée bien souvent trop prise pour acquise, et y offrir ses prières – ou simples demandes- afin de matérialiser un souhait, une intention. Afin de l’offrir à l’univers. Afin de s’entendre le dire, à voix haute ou non, afin de se sentir poser un acte. Afin d’affirmer. Mais ce pourrait-être écrire une lettre et l’offrir aux eaux de la rivière. Ou l’enterrer et ainsi remettre tout ce qui y aura été écrit à la terre afin d’y être régénérer.

Juste cela peut s’avérer un geste et un moment d’une profondeur et d’une portée inouïe sur nous-même. L’univers nous entend vraiment et, oui, nous aide en retour.

Certains ne sentiront pas l’appel ou ‘oseront peut-être pas. Mais s’ils se laissaient seulement tenter….Quelle surprise, quelle libération peut-être au bout du compte.

 

Jamais eu l’envie de danser autour d’un feu? De parler aux nuages et aux arbres de la forêt? Pas au risque de paraître fou mais en courant la chance d’entrer dans le nouveau, dans un changement vivifiant. Osant sortir des certitudes de soi-même. Quel  beau cadeau à se faire! Surtout que la vie commence au-delà de notre zone de confort…Alors pourquoi ne pas oser se  voir sous un autre jour? C’est tout simple finalement. Autant que se créer soi-même son propre rituel.

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles.detoxsanteglobale.com

Mantra 30

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Combien de mes comportements ont été dictés par la culpabilité?

Je ne sais pas si cette vieille compagne mourra complètement  un jour. Cela a l’air plus simple pour certains (ah oui l’herbe est plus verte…), mais cela est, finalement, un grand enseignement. Je vais néanmoins vers plus de responsabilité chaque jour.  Je l’espère. J’y «travaille». Cette intention ne me quitte plus. Responsabilité de mes sentiments, de mes pensées. Et de mes actions bien sûr. Comme si je tentais d’effacer un programme.  Le mot mémoire est peut-être plus juste.

Je me sens coupable quand je me sens attaqué, quand je ne me sens pas écouté ou considéré. Pourquoi une simple remarque sur un comportement fait-elle autant de vagues d’irritation en moi? Pourquoi dois-je absolument répondre et me défendre? Pourquoi pas juste me taire et recevoir le commentaire? Parce que je ne suis pas en paix avec cette partie de moi. Parce que dans le fond je ne l’aime pas cette partie de moi…Alors quand quelqu’un met le doigt dessus…Aïe…

Finalement je me sens coupable quand les choses de vont pas dans le sens de ma petite personne. Comme si j’étais coupable d’être en vie tout simplement. Oh, peut-être pas toute ma personne. Mais, en y regardant bien,  cette mémoire teinte tout le paysage. Chaque partie insatisfaite de ma vie ne l’est que parce que cette culpabilité est. Un auto-jugement, comme un couperet qui empêche un complet bonheur. Le germe de l’impuissance. Le résultat d’une souffrance.  Qui se répercute sur l’autre, immanquablement. Le feu au poudre…Alors que la responsabilité est amour. Ou tout au moins une condition de l’Amour. C’est peut-être pour cela qu’aimer et être heureux est si difficile. Peut-être pour cela que je m’agite encore tant dans le vouloir faire sans vraiment pouvoir être. Sans faux semblant. Sans illusionnement.

Et pourtant cela m’apparaît simplement : culpabilité versus responsabilité. C’est l’un ou l’autre. Et quelque part ainsi un choix à  faire.

Pouvoir Être simplement qui je suis. Être pleinement. C’est mon programme. Et je ne l’oublie pas.

 

—Je quitte la culpabilité… J’entre dans la responsabilité—

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

How often have I allowed my actions to be influenced by guilt?  I wonder if I will be able to extinguish this old friend of mine one day. This may seem easier for some (oh yes the grass is always greener…), but this is in the end a great teaching.

I am nonetheless moving towards taking on more responsibility each day. Or I hope. I am “working on it”. I never forget this intention now. Responsibility over my feelings and my thoughts. And of course my actions. It’s like getting rid of an old programming. Or perhaps “memory” is a better way of putting it.

 

I feel guilt when I feel I am being accused, when I feel I am not being heard or considered.  How is it that a simple remark can create such a strong feeling of irritation in me? Why do I feel the absolute need to respond and defend myself? Why can’t I just stay silent and receive the comment. Because I am not in peace with that part of me. Because I don’t like it…So when someone points the finger on it…Ouch!

I feel guilt when aren’t flowing with my «little me». Almost like feeling guilty for simply “being”. But when I look at all of this closely I realize that this memory taints everything. Each part of me that is dissatisfied with my life is there because of my guilt. A self-judgement, like a cleaver that impedes on being in complete happiness. The source of helpnessless. The result of a sufferance. That which has repercussions on the other inevitably. Sparking off a crisis…When responsibility is love. Or at least  a condition of love. This is perhaps why loving and true happiness are so difficult to obtain. This is perhaps why I can’t help but fussing around wanting to do rather than to just be able to “be”.  Without pretending. Without  delusion.

And yet it appears so straightforward to me: guilt versus responsibility. It’s one or the other. And in that there is a choice to make.

To simply be who I am. Fully. That is my programme. And I don’t forget it.

 

— I let go of guilt… I take on responsibility —

Écrire pour se guérir

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Nous avons tous au fond de nous des mémoires traumatisantes à faire circuler, à pacifier. Nul besoin d’avoir vécu un épisode spectaculaire, chacun par ses expériences de vie a rencontré des situations qui ont laissé leur marque : dans les émotions et les comportements

Bien souvent il n’aura pas été facile d’en parler à quelqu’un, encore moins auprès d’un thérapeute. Parfois même, la mémoire pourra être encore trop souffrante pour pouvoir l’aborder tout court.

Mais il y a forcément quelque chose, là, tout près en nous, qui demande à ce qu’on lui prête attention.

Et l’écriture est un formidable moyen de le faire. Seul, face à soi-même, il est plus simple de s’ouvrir.

Passer par l’expression écrite va littéralement modifier la façon  avec laquelle le cerveau a organisé un souvenir. Me croiriez-vous si je disais que je me suis libéré de 20 années non-stop de cigarettes, après 30 minutes d’écritures qui ont été le déclencheur d’une émotion refoulée. Si refoulée que je ne rendais même pas compte qu’elle se trouvait là! Le tout sans transfert vers la nourriture ni autre compulsion parasite. J’ai ressenti l’urgence intérieure d’écrire une lettre à cette cigarette. Qui s’est révélé avoir été, tour à tour et au travers des situations de ma vie passée, une amie, une mère, une béquille, un masque derrière lequel me cacher, une bouée de sauvetage etc…Tout en écrivant je me rendais compte que je la remerciais et lui disais au revoir. Et c’est ce qui s’est passé. Purement et simplement. Après 40 minutes de profonds sanglots.

L’impact du changement engendré est très net, tant sur notre être mental et émotionnel que sur le corps physique, avec un renforcement notable de l’immunité et des visites moins fréquentes chez le médecin.

Cela, un psychologue américain, le Dr Pennebaker l’a vérifié en plus de 20 ans de travaux et recherches- avec participation de laboratoires de contrôle- avec ce qu’il a lui-même appelé «l’écriture expressive».

La technique, en deux phases, est simple :

1) préparation :

– trouver un moment et un endroit où on ne sera pas dérangé

– ne pas s’inquiéter de fautes d’orthographe ou de grammaire

– écrire pour soi-même

– écrire quelque chose de très personnel et important : quelque chose qui nous a affecté, parfois pendant des années, peut-être lié à l’enfance, à nos relations, à notre famille, à quelqu’un que nous avons aimé ou aimons ou aussi lié à un travail.

– choisir un évènement, sujet que l’on sera capable de supporter.

 

2) l’écriture :

– écrire pendant 20 minutes

– se laisser aller et explorez ce qui se présente. Laisser l’irrationnel s’exprimer : des émotions peuvent monter : colère, tristesse, peut ou même le rire.

– ressentir comment l’évènement nous a affecté

– répéter l’exercice pour 4 jours consécutifs

 

Faire de cet exercice d’écriture une «histoire», comme un dialogue intérieur s’est révélé très efficace en pratique.

Il est important d’être honnête avec soi-même et de ne rien forcer si on ne sent pas prêt.

Une réflexion pourra être menée ensuite, afin d’aider à réinterpréter, à changer de perspective, constater comment on se sentait avant, puis après, l’évolution de nos pensées etc…

 

Point essentiel : éviter d’alimenter la douleur. Reporter au lendemain si l’exercice s’avérait trop difficile. Mais noter les pensées (formes pensées) qui pourraient surgir automatiquement pour venir justement réalimenter cette douleur…Et les écarter au fur et à mesure.

Il sera aussi bénéfique de porter attention, sans s’illusionner, aux conséquences parfois positives ou stimulantes de l’évènement traumatique.

 

C’est simple et cela peut rapporter gros. Et même changer notre vie. Pourquoi ne pas essayer?

Il existe d’autres façons de procéder bien sûr. L’idée d’un journal quotidien n’est pas à retenir car il serait plus facile de tourner en rond et de rentrer dans une forme d’auto-apitoiement.

Exprimer ne peut que nous aider. Ce n’est pas par hasard que si dans toutes les cultures on retrouve des thérapeutes et des prêtres (parfois la même personne) pour aider les gens à s’ouvrir à eux même et offrir à l’univers et la vie ce dont ils n’ont plus besoin et ainsi révéler, un peu plus, la vraie lumière de leur être.

 

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles. detoxsanteglobale.com

Mes Mantras: un mot au sujet de Dieu, de Jésus et Marie

 

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Plusieurs de mes mantras mentionnent Dieu, le Père mais aussi Jésus et Marie. Et certains peuvent s’en irriter, particulièrement dans ce pays où je vis, un pays où la césure avec la religion est profonde et où l’empreinte de celle-ci est souffrante et a créé un véritable rejet du culte. Je ne juge pas cela. L’église catholique a laissé des traces lourdes par ici aussi  et je ne suis pas un de ses fidèles.

 

J’ai été élevé dans une culture catholique sans être vraiment pratiquant. La messe m’ennuyait. Mas pas les églises. Celles-ci éveillaient –je m’en suis aperçu bien plus tard- en moi le souvenir du sacré. Et c’est de cela dont je veux parler. C’est cela qui monte en ma conscience, en mon cœur.

Ce monde est fou et malade par manque de sacré. Dans l’absolu la Religion, prise dans son sens premier «se relier», est sacrée. La religion de l’homme ne l’est que peu voire pas. Certains –peu- de ses adeptes le vivent pourtant je n’en doute pas. Par ailleurs, le sens des rituels me semble perdu.

Ma vie n’a pourtant commencé de pendre un sens qu’avec la reconnexion au sacré. Et celle-ci s’est faite grâce à la divine intervention dans ma vie de l’essence amérindienne et de la nature. Qui m’ont ramené à ma chrétienté intérieure. Tiens, je ne suis peut-être pas né en France par hasard. Je n’y crois d’ailleurs pas à ce hasard.

 

Jésus-que je ne priais pas, l’esprit de Noël- que ma mère a su gardé vivant en moi, ont alimenté sans que je ne m’en rende compte une étincelle qui avait besoin de grandir.

 

Je ne peux imaginer ma vie sans raison d’être, sans autre but que la réalisation de mon être, et au-delà de lui l’élévation de toute notre humanité. Ce processus, je le vis comme un chemin intérieur mais aussi extérieur car le mouvement qu’il créé vers mon moi intérieur m’amène à être et vivre comme je ne l’ai jamais été ni fait avec les autres. Tous ensembles. C’est la seule porte possible. J’apprends à aimer l’autre en essayant de m’aimer un peu plus. J’apprends à être au service du sacré, du divin et je me re-trouve un peu plus. J’en suis nourri.

 

Le concept de Dieu peut très bien être remplacé par la Source, ou le Moi supérieur, ou toute autre appellation. Chacun peut le sentir à sa façon et tout est bon non?

 

Pour moi, c’est Dieu. C’est mon Père. Comme c’est aussi l’énergie universelle féminine, littéralement incarnée en l’image de Marie. Et de son fils Jésus. L’être réalisé par excellence. Le pont entre la terre et le ciel. Le but de notre chemin (si tant est qu’il s’arrête là). Le maître enseignant de ce Temps en ce qui me concerne. Le maître d’Amour. Amour dont nous ne savons pas beaucoup de quoi nous parlons quand nous employons ce mot. Même chose pour la Lumière du reste.

Jésus. Une entité, une énergie, un concept, peu importe ici encore. Mais cette force Est. Et je souhaite à tous de le ressentir en eux. Car après ce n’est plus pareil. Après, c’est Christ qui demande à prendre place dans le temple intérieur de chaque être humain. C’est le petit moi qui commence à s’en remettre à quelque chose de plus éternel, de plus «haut», de plus profond en soi.

Je suis sur un chemin sur lequel j’ai besoin de balises, d’éclairage, de force, de foi, de réconfort aussi. Et c’est tout cela que ces figures m’offrent.

 

Tout cela n’est que des mots, j’en conviens. La réalité commence au-delà de ceux-ci.

Et ma réalité depuis que j’apprends à ouvrir ma porte et mon cœur, c’est plus de joie, plus d’amour, plus de confiance. C’est ma famille intime. C’est une vie plus communautaire, en contact avec la nature, la terre.

J’apprends la gratitude. J’apprends à croire. Je vais mieux. Je sens la Paix s’installer petit à petit. Je n’ai besoin de rien d’autre.

Comment utiliser ces mantras

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Vous n’êtes peut-être pas familiers avec l’utilisation de mantras (ou prières), alors voici un petit guide d’utilisation.

 

Ces mantras peuvent utiliser aussi longtemps que vous sentez qu’ils peuvent vous aider. Mais ne vous découragez pas trop vite pour autant.

 

Choisissez un mantra qui vous concerne : il peut vous toucher, pointer une direction ou intention que vous voudriez installer dans votre vie.

 

Faites-vous une «cure» du mantra choisi : fixez-vous un nombre de jours, de semaines.

 

Il peut être récité à voix haute comme intérieurement.

 

 

Quelques idées :

 

– La méditation. Asseyez-vous dans un endroit calme ou dans votre espace de recueillement/méditation, et «travaillez» avec le mantra pendant quelques minutes pour commencer. Même 1 minute peut suffire pour commencer si vous n’avez pas l’habitude. Connectez avec le mantra, avec son message.

Invitez sa vibration et les compréhensions et intentions qu’il véhicule jusque dans toutes vos cellules. Encouragez celles-ci à s’ouvrir à lui. L’idée est de baigner tout entier en lui.

Augmentez le temps comme il vous plaira. 20 minutes quotidiennes –par les temps qui courent (sourire) sont honorables.

 

– Écrivez-le sur des «post-it» dans des endroits visibles chez vous : réfrigérateur, table de chevet etc….Soyez créatifs!

 

– L’écriture. Il est intéressant d’écrire le mantra si le réciter ne vous convient pas. Son travail sera même doublement actif en vous, vous le penserez, l’entendrez en vous et le verrez. Votre cerveau en sera plus imprégné.

 

– Penses-y le plus possible au cours de la journée. Plus vous y penserez, plus il vous habitera et résonnera en vous. Vous pourriez utiliser un petit logiciel qui sonne à toutes les heures, par exemple, ce qui vous permettra d’y penser régulièrement. Et ne le récitez qu’une fois est déjà bénéfique. Nous avons d’affirmer encore et encore le positif que nous voulons inviter dans notre vie.

 

Sachez que si vous sentez que vous auriez besoin de quelque chose, de plus spécifique à qui vous êtes et/ou ce que vous vivez dans le moment, il vous est bien évidement possible de créer vos propres mantras. Choisissez des mots simples, qui vous touchent afin de viser une meilleure efficacité.

 

Cela ressemble à la méthode Coué. Une méthode siècle dernier proche également de la pensée positive, qui vise à implanter en soi des idées positives.

 

Une remarque : la science a démontré que cette méthode Coué ne fonctionnait surtout qu’avec ceux qui croyaient en ce qu’ils disaient. Les autres, sur des expérimentations assez courtes d’une dizaine de minutes, se décourageaient assez vite et le malaise semblait donc être plus grand.

 

Mais c’est là que tout se passe justement. L’idée est de transformer. Se transformer. Inviter du positif en soi est quelque chose que l’on cherchera à faire si l’on n’est pas bien ou si l’on désire améliorer quelque chose. Dans ces cas-là il y a du «négatif» ou tout du moins quelque chose de plus pesant. Et affirmer le contraire aura forcément l’impact de faire ressortir les résistances…Qui sont justement ce que nous visons à transformer.

L’idée est donc de CONTINUER au-delà du découragement possible, malgré peut-être l’apparente augmentation de mal-être. En naturopathie, cela est appelé une crise de guérison.

 

Toute transformation demande du temps, ce qu’on peut appeler du «travail» et une bonne dose de discipline.

Pas des mots que l’on a envie d’entendre forcément me direz-vous? Non, mais justement ce que nous avons besoin, la parfaite «médecine».

 

Bonne expérimentation, bonne découverte, bonne méditation!

Mantra 29

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Je me rends compte que je n’ai jamais rien compris au verbe aimer (en espérant que je comprenne vraiment quelque chose…).

Aimer un plat (ou un sac de chips…), aimer un film, aimer une voiture, un match de foot, ça oui je savais le faire. Mais aimer quelqu’un et surtout m’ouvrir à cet amour, non, je rencontrais toujours beaucoup de difficultés. Il m’était plus facile d’aimer un coucher de soleil, ou un paysage…Là oui, je pense que j’y arrivais.

Finalement, rester fermé dans ma relation à l’autre était bien plus facile. Il y avait des couches, je le sentais bien, à «nettoyer» avant que je puisse parvenir à ce sésame pourtant si légitime à l’être humain. Et, peut-être le plus pernicieux, était l’obstacle culpabilité. Celle que je ne voulais pas reconnaître. Mais qui était bien toujours là. Cette énergie me touchant au plus profond et attisant ma colère. Comme si finalement, je ne voulais pas être aimé. Comme si paradoxalement je ne voulais tout simplement pas me laisser aimer. Comme si je n’y avais pas droit à cet amour.

Comment, alors, pouvais-je donc aimer autrement qu’en projetant cette culpabilité autour de moi? Un amour sous condition.

Maintenant est le temps de réapprendre, dans tous les secteurs de ma vie, comme avec cet enfant offert en cadeau, ce que certains ont nommé l’amour inconditionnel. Comme la promesse d’un pur amour. Oui j’y crois.

 

– – – Maintenant je choisis d’aimer sans culpabilité – – –

 

 NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

I realise how few I have understood about the verb to love (hoping I really understand something…).

To like a meal (or a bag of chips), a movie, a car, a game of soccer, that, yes, I knew how to do. But to love somebody and moreover to open myself to this love, no, I would met too many difficulties. It was easier to love a sunset or a landscape…That, yes, I think I could do.

Finally, staying closed in my relationship with others was more convenient. There were layers to be cleaned, I could feel them, before getting to this ultimate reward however so legitimate to the human being. And one of these, maybe the more pernicious, was guilt. This, I did not want to acknowledge. But it was always there. An energy touching me deeply, fuelling my anger. As if I did not want to be loved. As if paradoxically, I just not wanted to let me be loved. As if I did not earn this love.

How so could I have loved without projecting this guilt around me? A love with conditions.

Now is the time to learn again, in all aspects of my live as with this child offered to me, what some have called unconditonal love. As a promise of pure love. Yes I believe in it.

 

– – – Now I choose to love without guilt – – –

Mantra 28

***english will follow***

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Quelqu’un m’a dit un jour : «tu te poses beaucoup de questions mais tu te poses les bonnes questions». Certainement trop aux yeux de certains, mais à chacun sa route. Au final chacun fera face à ses responsabilités, j’en suis intimement convaincu. Et si l’on regarde bien on y fait face toute sa vie, à chaque instant. Co-création quand tu nous tiens.

Je n’ai pas toujours aimé ma vie. Loin de là. Beaucoup de nuages dans mon ciel intérieur. Culpabilité et peur, le plus souvent vécues inconsciemment, me pourrissant l’existence et engendrant son lot de colère et d’anxiété. Encore fallait-t-il que je commence à m’occuper de mon jardin comme disait l’autre. Cela je l’appelle mon chemin de vie et où il me mène exactement seul Dieu le sait.

Toute cette dynamique a toujours constitué une forme d’obligation en dedans de moi. Une Loi universelle, comme la Corneille sacrée me l’a rappelé. Incontournable, inévitable et quel que soit mon degré de résistance qui prend le plus souvent les contours d’une histoire sans fin. Cette obligation, comme je l’apprends toujours, est mon devoir sur cette terre. Comme lorsque j’usais mes fonds de pantalon sur les bancs d’école, essayant d’écrire quelque chose de censé et juste sur la bonne vieille feuille blanche. Mais ce devoir-là est nourrissant, créateur, élevant.

Et, en cette période de Noël, me revient cette pensée de déposer tout un bagage encombrant et auquel je me suis toujours accroché. Car maintenant est le temps de vivre autre chose. Et j’ai toujours besoin de faire grandir cette certitude. Afin  de ne jamais l’oublier. Afin qu’elle devienne, enfin, l’unique et éternelle réalité.

 

— J’ai le droit d’Être bien —

 

 NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

Somebody told me one day : «You ask too many questions, but you ask the good ones». Certainly too many for some people, but everybody has his own path. I am deeply convinced that everybody will ultimately face his responsabilities. And paying attention, we face it all our life, at every moment. That’s co-creation.

I did not always like my life. Far from it. Many clouds in my inner sky. Due too mostly inconscious culpability and fear that spoiled life and created anger and anxiety. This was my garden and I needed t to tend it. This I call my path of life and where it gets only God know.

This whole dynamic has always been a type of obligation. An ancient Law, like sacred Crow has reminded me. Inevitable,unavoidable, whatsoever the force of my resistance that tends to look like a never ending story. I am still learning that this obligation is my duty on this earth. Like in the old school days while trying to write something intelligent on the white sheet. But this particular duty is nourishing, elevating and creator.

And in this Christmas times, a thought inhabits me again: to drop my oversize luggage to which I am still clinging off. Because now is the time to live something else. I still need to water this certitude. So that I never forget it. So that it becomes the unique and eternal reality. At last.

 

— I have the right to Be well —

Mantra 27

*** english will follow

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Ce  chemin vers plus de mieux être m’a amené – souvent bien malgré mon petit moi, à prêter attention, à voir ma façon d’être et en particulier d’être en relation, avec l’autre ou avec un paysage d’ailleurs. Et je n’ai pu faire autre chose de constater ma remarquable et fulgurante capacité à mettre le doigt sur le défaut de ce qui me faisait face. À n’en voir plus que lui en fait. Et mon petit moi se nourrissait de ce talent. Jusqu’à ce que, à force de ne voir l’aspect disharmornieux, pour ne pas dire le négatif, je ne finisse par réaliser à quel point j’étais presque incapable d’aimer complètement quelque chose, quelqu’un. Parce que je ne faisais que juger ce que je voyais. Ce faisant je ne faisais que me juger moi-même, me rejetant sans cesse sans m’en rendre compte.

Ma «rééducation» continue à passer par la valorisation de l’autre. La grande leçon est d’aimer. L’autre. Son frère. Tous ses Frères.

Merci ainsi à tous de m’aider à faire plus de paix en mon être. Merci mon frère.

 

– – – Maintenant je choisis de regarder ta beauté mon Frère – – –

 

 NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

This path to more well-being has brought me –often against the will of my little self, to pay attention, to look at the way I lived and particularly the way I was in relation with somebody or something. And I couldn’t avoid my strong capacity the notice the default in what was facing me. So that as not being able to see something else. My little ego was literally  feeding on this capacity. Till I realized how unable to fully love somebody or something I had become. Because what I was doing was judging. And of course judging myself, constantly rejecting myself without noticing it.

My re-education still involves  learning to appreciate the other. The big lesson is to love. The other. His brother. All his Brothers.

Thanks to all who help me creating more peace in myself. Thank you my brother.

 

– – – Now I choose to see your beauty my Brother – – –

Encore et toujours…!

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Oui, à bien y regarder, les sages depuis la nuit des temps ne font que répéter inlassablement la même chose finalement. Chacun avec ses couleurs et sa subtilité, sa personnalité qui lui est propre. Mais le message est le même : il y a un seul chemin, celui de l’Amour. Après on l’appelle comme on veut cet amour-là, vide, intemporalité, éternel etc…Mais cela ne change rien au fait qu’ils parlent de la même chose. Et s’ils s’évertuent à en parler encore et encore ce n’est pas pour rien. Oui non seulement, tout le monde ne réalise pas les mêmes choses en même temps, mais combien de fois avons-nous besoin d’entendre les choses avant que le message fasse son chemin dans les méandres de notre cerveau jusqu’à cette place où, tout à coup, la conscience naîtra et la phrase «ahh! C’est ça que ça veut dire!» s’élèvera dans les cieux!

Nous avons besoin d’entendre, de réentendre et d’entendre encore. Jusqu’à ce l’on soit prêt à recevoir cette connaissance. Comme les vagues qui rongent la falaise, petit à petit, jusqu’à ce qu’un pan de terre s’écroule et glisse dans la mer. C’est vrai au niveau de notre conscience, dans sa bataille à ne plus être soumise à ce qui est appelé ego ou notre «petit soi». Et c’est vrai pour absolument n’importe conseil de bien-être qui, à un moment donné, est perçu par notre champ de conscience. Combien de fois ai-je entendu qu’il était bon de prendre un jus de citron dans un peu d’eau chaude au réveil? Combien de fois ai-je entendu rappeler que mastiquer ses aliments était essentiel à une bonne digestion? Qu’il était bon de manger plus de légumes, moins de sucre. Je pourrais continuer longtemps comme cela. Combien de fois avant de passer à l’acte? Simplement pour l’essayer? Afin de constater ses bienfaits? Et combien encore avant de cela ne soit devenu une habitude de vie, un état d’être.

La répétition fait partie de l’apprentissage. «Cent fois tu remettras l’œuvre sur le métier». Nous apprenons un cours. La vie est un cours finalement.

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Je ne fais pas autre chose que répéter encore une fois ce qui déjà était dit par d’autres. La belle image! Beaucoup ont ouvert un chemin que j’emprunte et qui continue à s’ouvrir pour tous ceux qui suivent.

Il y a tant de variétés dans ce monde, tant d’individus avec leurs personnalités propre qu’il faut cette variété pour atteindre toujours plus de monde.

Un légume –excellent pour la détox, au passage, car très riche en souffre- résume bien ce que nous sommes : l’oignon. Cet oignon que nous pelons, couche après couche.

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Combien de fois ai-je proclamé : «Nan c’est bon, j’ai déjà travaillé sur cet aspect souffrant de moi. J’ai compris et libéré tout ce que j’avais à transformer». Ou encore «oui je sais ce qu’il faut manger pour rester en bonne santé» ou   «oh oui je sais je sais, j’ai déjà vu/entendu ça, je le connais». Le piège se trouve exactement là. Juste à ce petit endroit où ma certitude de connaître se complaît. À chaque fois que j’ai dit cela, je me trompais. Et ce dans tous les cas. Comme cette vieille chanson de Jean Gabin qui chantais «je sais, je sais…Je sais qu’on ne sait jamais». Que cela concerne des conseils relatif à la santé physique, l’alimentation, le mieux-être, la guérison, la paix, l’amour. Comme si tout finalement m’apparaît comme sans fin.  Mais à chaque fois que je m’autorise à remettre le même plat devant moi, j’en ressors encore un peu plus différent. Plus calme, plus pacifié, plus connaissant peut-être, plus Amoureux sûrement. Cependant, toujours avant de m’y  soumettre, je peux observer une résistance, plus ou moins forte. Celle-ci est devenue le signe que je deviens plus conscient-car je la vois (!), et que le travail continue. Mais la patience et l’opiniâtreté sont des vertus à cultiver sur ce chemin vers le mieux-être! Connais-toi et tu connaitras l’univers. Mais qui peut prétendre connaître cet univers complètement? Accepter d’être en recherche, sur cette route qui nous surprend de jours en jours, si seulement nous nous prêtons à ce grand jeu de la vie, est la posture intérieure nécessaire. Qui dit accepter sous-entend humilité.

Mantra 26

BB2

J’entends et je lis régulièrement des paroles de sages mentionnant qu’il n’y a pas de chemin à suivre. Il n’y a qu’à être. Rien à faire, et donc, pourquoi marcher? Et je suis d’accord avec cela. Pourtant paradoxalement, je suis en quête, en chemin, depuis la moitié de ma vie maintenant : besoin de comprendre, d’obtenir des réponses à certaines questions…Pourquoi cette peur? Ce doute? Cette colère? Cette confusion? Cette souffrance? Et surtout, où et quand cela s’arrêtera-t-il? Et ce chemin m’emmène toujours un peu plus loin. Vers plus de paix, plus de joie, plus de sérénité, plus de vérité aussi. Et plus de vie. Les cadeaux et les épreuves de foi jalonnant ce sentier.

Un enfant s’annonce dans ma vie. Il m’a invité sur ce chemin. Sur ce chemin vers moi. Une petite âme qui me demande de l’accompagner maintenant sur son propre chemin de vie.

Et le plus beau cadeau qu’il me fait est de m’aider à retrouver l’essence de qui je suis vraiment. De qui j’ai toujours été et oublié trop souvent. Il me permet de percevoir un peu plus le bout de ce chemin, le seul qui compte vraiment, celui qui m’a emporté au loin, et qui me ramène, pas à pas, à moi-même.

— Le chemin mène là où JE SUIS —

 

 NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

I regularly hear and read words from wise people expressing there is no road to follow. There is nothing to do. Just be. And so, why do we need to walk? And I agree with that. However, paradoxically, I have felt like on a quest for half of my life: I need to understand, to get answers to precise questions…Why this fear? This doubt? This anger? This confusion? This suffering? And moreover, when and where will this stop? And this road brings me always a bit further away, to more peace, more joy, more serenity, and more truth. And more life too. Gifts and test of faith marking this path out.

A child is coming into my life now. He invited me on this road. This road to myself. A little soul who is asking me to accompany him now on his own road. And the most beautiful gift he is so bringing is to help me find back the essence of who I really am. Of who I have always been and have too often forgotten. He is allowing me to discern a bit more the end of the road, the only one that counts, the one which carried me away and brings me back, step by step, to me.

— The road leads where I AM —