Mantra 53

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**English will follow

Ai-je peur de mourir? Oui celle-ci est inscrite au plus profond de moi. Peut-être la peur que l’on ne peut vraiment sentir qu’à l’approche de la mort, et qu’on ne peut laisser aller qu’à ce moment là.

Qui suis-je? La question clef semble-t-il sur le chemin de transformation. Et bien que ma tête toute tournée vers la voie spirituelle pense connaître la réponse, la vie, par ses challenges, effets miroirs et autres tests me ramène sans cesse à ma propre limitation et ma difficulté à lâcher prise.

Qui suis-je? Un prénom et un nom? Des souvenirs? Aussi beaux ou aussi souffrant soient-ils? Peut-on imaginer les laisser aller et devenir spirituellement Libre? Oui. Et j’en ai autant peur que de mourir.

Peur de perdre toutes les références auxquelles je m’accroche depuis toujours et dont la vie m’invite à me dissocier. Sans les rejetter mais me montrant que je suis autre chose de plus profond et grand tout à la fois, comme l’image d’un soleil qui se lève sur un paysage que l’on redécouvre ou comme celle d’une goutte d’eau se jettant dans a mer. Un jour, si Dieu le veut, je serai cette goutte. Pour le moment, je m’évertue à suivre le courant du ruisseau qui me ramène à Elle.

– – – Permettez moi de mourrir à ce que je crois encore être,

                                                             et de naître à la Vérité de ce que Je Suis – – –

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

Do I fear death? Yes it is written deep inside of me. Maybe the kind of fear that one can only feel while approaching death and can only let go at this precise moment.

Who Am I? The key question on the path of transformation. And although my head, fully turned to the spiritual, thinks it knows the answer, life with its challenges, mirrors and tests inevitably brings me to my difficulty to let go.

Who Am I? A first name and a name ? Memories? As beautiful or suffering could they be? Can we imagine letting go of them and becoming spiritually free? Yes. And I fear this as much as death.

Fear to loose all the references to which I have always clung and whose life invites me to dissociate myself. Without rejecting them but showing me I am something else deeper and bigger altogether, like the image of a rising sun on a landscape we rediscover or like the drop of water merging with the sea. One day, if God wants it, I will be this drop. For now I try to follow the current of the stream that brings me back to Her

– – – .Let me die to what I still believe to be,

                                             and  be born to the Truth of what I am – – –

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Mantra 39

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**English will follow

 

S’il y a un état intérieur que j’ai eu grand mal à identifier, c’est celui de la victime. De l’éternelle victime. Je n’avais tout simplement pas le courage de me regarder avec honnêteté. C’est tellement plus facile de ne pas être responsable. Victime des autres, de la société, de la vie, de la fatalité, de Dieu, quand ce n’est pas du temps qu’il fait. Tiens tu ne sais pas ce qu’il m’est encore arrivé? Ah évidement c’est toujours comme ça, ça devait arriver.

Pourquoi moi?  Cette question m’a hantée pendant des années après avoir reçu un coup de poing au visage d’un inconnu dont je n’ai même pas eu le temps de voir le visage. Honte, colère, rage, doute, peur, désespoir, impuissance, culpabilité. Toutes des facettes de cette même victime. Celle qui n’a finalement qu’une seule réponse vis-à-vis du monde extérieur perçu comme un champ de mine, l’ennemi invisible : l’attaque – même de subtiles façons. Vers l’autre. Mais surtout vers soi-même. Coup de griffe, phrases assassines – tellement plus facile quand emballées d’un supposé humour, colère passive, regard noir, indifférence, irritation, impatience, anxiété, dépression. Bref l’enfer personnel. Qui n’est pas les autres. Un coup de poing comme un point d’exclamation dans ma conscience comme le clairon qui sonne le réveil. 30 ans plus tard je continue à travailler à prendre toute la responsabilité de la totalité de ce qui m’arrive. À assumer et à gommer chacun des aspects dissonants de ma petite personne. Pour donner un peu plus. Et installer la paix en moi et avec les autres. Sortir du cercle sans fin du bourreau et de la victime. Ça doit être cela le chemin vers l’Éveil.

– – – Je ne suis plus victime de quoi que ce soit, et donc, je n’ai plus besoin d’attaquer quiconque.

Je ne me fais plus mal – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

If there is an inner state I’ve had great difficulty to identify; it is the victim in me. The eternal victim. I simply never had the courage to look at myself honestly. It is much easier not to be responsible. Victim of the others, of  society, of life, of fatality, of God, when it is not of the weather. Hey, guess what happened to me? Ah, of course it has to happen.

 

« Why me? » A question that haunted me for years after being hit in the face by somebody I did not even see let alone know. Shame, anger, rage, doubt, fear, impotence, despair, guilt. All different aspects of this same victim were felt. The one who has just one way of answering the world: to attack-even in subtle ways the other, but also oneself. Strikes of claws, anger passive-aggressive, black eye, indifference, irritation, impatience, anxiety, depression. Yes, a personal hell. Which is not the others, but myself alone.

 

Hit in the face like an exclamation mark in my conscience. Like a bugle resounding the wake up call. 30 years later, I am still working on taking all responsibility in totality of what happens to me. And erasing every dissonant aspects of my little self. To give a bit more and install more peace in me as with others. Releasing myself from the circle of the victim and the executioner. This ought to be the path to Awakening.

 

– – – I am no longer a victim of anything anymore, therefore I don’t need to attack or hurt anyone. I no longer need to hurt myself – – –

 

 

Qu’il est bon de transpirer!

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Transpirer pour sa santé. Quelle belle façon de passer du temps. Cela fait près de 20 années que j’ai pris le  goût de transpirer. Que ce soit dans un sauna ou une loge de sudation, ces tentes basses que de nombreuses nations amérindiennes utilisent pour des rituels, pour la purification qui passe aussi par transpiration. L’approche «holistique» n’est pas forcément une découverte contemporaine!

Ma première expérience eut lieu au Texas, lors de mon premier voyage en solo. Loin de tous mes repères, à des milliers de kilomètres de toute connaissance. Complètement  au-delà de la limite de ma zone de confort, là où –comme quelqu’un l’a dit- la vie commence. C’était une loge de sudation menée par un «medicine man» sioux. Une loge de guérison pour 2 personnes non autochtones touchées par un cancer. Un point de non-retour pour moi, car ce moment fut le commencent d’un changement complet de vie. J’y ai transpiré, eut l’impression d’y brûler littéralement une partie de mon être.  J’y ai senti la terre, le feu, l’eau(1) et l’air. J’y ai expulsé 2 calculs rénaux (sortis dans mes urines un peu plus tard dans la nuit), dépassé des peurs et ressenti pour la première fois de ma vie être vivant (justement…) à la juste place, au bon moment.

Je n’ai pas cessé d’en faire, même si la forme et le contexte peuvent varier : cercle d’hommes (nous avons nous aussi besoin de nous retrouver entre nous pour partager(2)..), retraites santé, rituels plus traditionnels assis au contact-dans le «ventre» de la terre mère, dans le noir et l’humidité, et, d’une certaine façon, seul face à l’univers…

 

Placées dans une retraite de détoxification, une loge est un merveilleux outil pour aider le corps à éliminer et se purifier un peu plus. La peau est un des 4 organes éliminant des déchets à l’extérieur du corps. L’impression d’y transpirer plus  que de l’eau et des déchets est bien réelle. Ce n’est pas par hasard que les amérindiens en font une cérémonie. C’est un moment sacré, de rencontre avec soi, un temps privilégié pour laisser-aller, exprimer des choses qui ne sont plus nécessaires, des souffrances, des attachements. Un temps de transformation. Une alchimie.

On y prend effectivement soin du corps et de l’âme.

 

Qu’il est bon de transpirer! Des déblocages énergétiques peuvent mener à des libérations de toxines qui peuvent aussi être évacuée par la sueur…L’odeur dégagée nous aide parfois à nous rendre bien compte que l’on élimine quelque chose retenu depuis longtemps…Et cela peut parfois durer plusieurs jours!

J’en suis personnellement encore à essayer de comprendre comment ma sueur sentit  l’eau de Javel pendant de grosses suées reparties sur une période de 6 mois. Je n’ai encore rien trouvé de tel dans la littérature médicale, mais de là à penser que le corps peut retenir le chlore de l’eau du robinet, il n’y a qu’un pas (je n’ai d’ailleurs trouvé qu’une étude scientifique parlant d’une telle accumulation dans les reins et testicules de rats).

 

Autant d’expériences confirmant que nous sommes encrassés! Mais le corps humain a une grande capacité d’élimination. À nous de l’encourager.

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles.detoxsanteglobale.com

 

 

(1) Lie aussi l’article Eau sacrée, https://detoxsanteglobale.wordpress.com/2015/07/07/eau-sacree-2/

(2) Si l’expérience vous tente, me contacter personnellement ou adressez-vous à La Chaumière Fleur Soleil (Val David, Qc).

Hommage à mon tambour

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L’idée de cet article m’est venue lors d’un cercle de partage pour homme auquel j’assiste le plus régulièrement possible. Un des participants a rappelé que certaines études bien scientifiques avaient déjà été réalisées sur le tambour.

Aves des résultats très marquants : meilleure réponse au stress et modulation immunitaire rééquilibrant justement certains paramètres (production de lymphocytes, d’interféron-gamma et d’interleukine 6) que le stress et le vieillissement avaient déréglés(1). Ou encore un impact intéressant sur l’anxiété, la dépression ou le bien-être mental(2).

Ce qu’il fallait démontrer (comme dirait mon vieux prof de math). Jouer du tambour, en groupe ou tout seul avec l’univers, ça fait du bien!

 

Personnellement j’ai découvert cet objet tardivement, après 40 ans en fait bien que j’en eu envie bien avant.

La musique touche l’âme, et va de pair avec shamanisme et guérison. Autant de domaines qui m’attiraient. La rencontre devait donc être prévue en coulisses! Un type de rencontre au goût de déjà vu d’ailleurs.

Le tambour amérindien a quelque chose de magique. C’est peut-être pour cela qu’il est un outil de voyage shamanique. Très souvent le «beat» est celui du cœur humain. Et c’est cela aussi que le tambour symbolise, notre cœur. Retrouver notre connexion à notre cœur –notre connexion avec le grand tout, le divin, le sacré, voilà le cadeau du «drum».

Je l’ai découvert timidement, avec mon mental dans le rôle du surveillant. Mais il me faisait du bien. Sans que je puisse expliquer pourquoi. La méditation traditionnelle n’était pas mon fort, le flot de pensées chaotiques était trop incessant.

Et puis un soir, dans un passage de vie, dans un de ces moments où l’on ose sauter dans le vide que le vie nous propose, un de ces soirs où l’on peut se sentir très seul, le tambour devient plus qu’un outil. Il prend vie, et peut nous emmener avec lui. La première fois que j’ai vraiment vécu cela reste gravée en moi. J’ai rencontré la baleine, qui m’a apaisé. Et je me suis mis à chanter, des sons, des mots amérindiens qui montaient du fond de mon être. Pansement sur mon cœur et en mon âme.

Merci à toi ô mon tambour qui restera pour toujours un compagnon privilégié pour des moments toujours particuliers.

Bertrand Huchot ND

 

(1) http://daniellevitin.com/levitinlab/articles/2013-TICS_1180.pdf  – p187

(2) http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0151136

Recouvrement d’âme

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La vie m’a fait le cadeau de partir en quête de moi-même voilà déjà un certain nombre d’années. Le plus merveilleux est que cette quête m’a emmené visiter les endroits où mon âme d’enfant m’amenait déjà régulièrement en rêve éveillé. Ces endroits qui me semblaient plus vivants, porteurs d’un quelque chose que je ne pouvais bien sûr pas définir mais qui m’attiraient irrésistiblement, au- delà de toute logique, et qui, sans que j’en sois conscient, étaient porteurs d’un espoir vers lequel je me tournais. De vieilles mémoires s’activaient en moi et m’appelaient déjà vers un autre niveau d’être.

Et  j’ai fini, un beau jour, par partir à la rencontre d’un shaman ou homme médecine, là-bas de l’autre côté de cet océan qui nous séparait. J’avais déjà lu beaucoup sur ces guérisseurs si différents de ce que je connaissais dans ma vie d’occidental, sur ces êtres si liés et conscients de leur lien à la terre. Des êtres porteurs d’une connaissance ancestrale défiant toute logique cartésienne. J’avais découvert cette appellation : «soul retrieval» ou recouvrement d’âme. Que je ne comprenais pas, mais avec qui je savais avoir rendez-vous également.

J’allais entendre qu’un shaman, un guérisseur, pouvait aller chercher un partie de notre âme, perdue, oubliée, dans un autre espace, une autre dimensionnalité. J’allais vivre cette expérience. J’allais retrouver des parties de moi, et littéralement, des bouts de mon âme, cette partie divine de moi, portant toutes mes «couleurs», toutes mes vibrations.

Ce qui se produit alors dans ces pratiques est en fait une ouverture intérieure. Un moment où nous accueillons à nouveau cette partie oubliée de nous. Notre âme, qui n’est jamais bien loin de nous, mais qui ne nous habite que trop rarement voire presque pas, peut se rapprocher et revenir à nouveau en nous. Aucune expérience n’est plus nourrissante et transformatrice que de se retrouver et de se souvenir de qui nous sommes vraiment.

Cette âme est accrochée à notre naissance à notre corps par une corde d’énergie, appelée corde d’argent. Elle ne se détache qu’à notre mort. Elle est visible dans l’aura du corps.

Le shaman, comme le thérapeute égypto-éssenien, est un facilitateur permettant cette reconnexion avec notre âme. Elle n’est à mon sens finalement pas si morcelée et éparpillée dans l’univers que cele, mais présente en dehors de nous car pas encore accueillie complètement.

À l’image d’un oignon que nous épluchons, notre quête nous mène sur un chemin qui se dirige vers notre cœur le plus profond. Et chemin faisant, nous nous ouvrons, nous accueillons toujours un peu plus notre âme. Celle-ci venant avec l’éveil de notre conscience.  Nous nous habitons, enfin.  Au-delà de toute dualité, au-delà de toute séparation. Et donc de toute souffrance. Parce que, au niveau de l’âme, seule la paix et la joie sont présentes.

Finalement, tout ce chemin n’est là que pour nous habituer, petit à petit, à retrouver et vivre avec notre âme. Avec l’Espérance de ce moment où nous serons complètement présents, debout sur terre, pleinement habités par cette âme, pleinement incarnés. Et cela est la finalité de tous et chacun, peu importe ce que nous vivons comme difficultés ou maladies. Il ne nous est peut-être pas demandé autre chose que de se tourner vers notre âme. Qui nous attend, imperturbée et imperturbable. Cela n’a finalement rien d’extraordinaire et n’est pas réservé à certains. C’est tout naturel. Et très simple. Comme la vie.

Sur un plan personnel, ce premier contact shamanique fut l’ouverture d’une porte qui ne s’est jamais plus refermée. Bouleversant ma vie. M’invitant, petit à petit, année après année, à franchir son seuil. De plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Avec en ligne de mire ce moment où je m’habiterai vraiment complètement. Courage, persévérance, et détermination au menu quotidien. Tout comme abandon de croyances, changement d’opinion ainsi que changement de pays et de profession. Entres autres. Sans compter la peur, le doute et leur cortège d’états d’être pesants et incapacitants.

Un voyage finalement. Vers la vie, vers les autres, vers moi-même. Tout un voyage! Qui n’en finit pas de continuer.

Bertrand Huchot

detoxsanteglobale.com