Mantra 39

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**English will follow

 

S’il y a un état intérieur que j’ai eu grand mal à identifier, c’est celui de la victime. De l’éternelle victime. Je n’avais tout simplement pas le courage de me regarder avec honnêteté. C’est tellement plus facile de ne pas être responsable. Victime des autres, de la société, de la vie, de la fatalité, de Dieu, quand ce n’est pas du temps qu’il fait. Tiens tu ne sais pas ce qu’il m’est encore arrivé? Ah évidement c’est toujours comme ça, ça devait arriver.

Pourquoi moi?  Cette question m’a hantée pendant des années après avoir reçu un coup de poing au visage d’un inconnu dont je n’ai même pas eu le temps de voir le visage. Honte, colère, rage, doute, peur, désespoir, impuissance, culpabilité. Toutes des facettes de cette même victime. Celle qui n’a finalement qu’une seule réponse vis-à-vis du monde extérieur perçu comme un champ de mine, l’ennemi invisible : l’attaque – même de subtiles façons. Vers l’autre. Mais surtout vers soi-même. Coup de griffe, phrases assassines – tellement plus facile quand emballées d’un supposé humour, colère passive, regard noir, indifférence, irritation, impatience, anxiété, dépression. Bref l’enfer personnel. Qui n’est pas les autres. Un coup de poing comme un point d’exclamation dans ma conscience comme le clairon qui sonne le réveil. 30 ans plus tard je continue à travailler à prendre toute la responsabilité de la totalité de ce qui m’arrive. À assumer et à gommer chacun des aspects dissonants de ma petite personne. Pour donner un peu plus. Et installer la paix en moi et avec les autres. Sortir du cercle sans fin du bourreau et de la victime. Ça doit être cela le chemin vers l’Éveil.

– – – Je ne suis plus victime de quoi que ce soit, et donc, je n’ai plus besoin d’attaquer quiconque.

Je ne me fais plus mal – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

If there is an inner state I’ve had great difficulty to identify; it is the victim in me. The eternal victim. I simply never had the courage to look at myself honestly. It is much easier not to be responsible. Victim of the others, of  society, of life, of fatality, of God, when it is not of the weather. Hey, guess what happened to me? Ah, of course it has to happen.

 

« Why me? » A question that haunted me for years after being hit in the face by somebody I did not even see let alone know. Shame, anger, rage, doubt, fear, impotence, despair, guilt. All different aspects of this same victim were felt. The one who has just one way of answering the world: to attack-even in subtle ways the other, but also oneself. Strikes of claws, anger passive-aggressive, black eye, indifference, irritation, impatience, anxiety, depression. Yes, a personal hell. Which is not the others, but myself alone.

 

Hit in the face like an exclamation mark in my conscience. Like a bugle resounding the wake up call. 30 years later, I am still working on taking all responsibility in totality of what happens to me. And erasing every dissonant aspects of my little self. To give a bit more and install more peace in me as with others. Releasing myself from the circle of the victim and the executioner. This ought to be the path to Awakening.

 

– – – I am no longer a victim of anything anymore, therefore I don’t need to attack or hurt anyone. I no longer need to hurt myself – – –

 

 

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Mantra 38

lune

**English will follow

Voilà une affirmation que je ne pensais pas divulguer. Elle est pourtant si près de cette nature que je chéri et réapprend à voir et connaître. Cette nature qui est mon fil conducteur sur ce retour à la maison. J’avais entendu, je ne sais plus de qui ni où, que les arbres dénudés offraient leur âme à notre regard. Et ce message m’est revenu, comme une confirmation. Pour non seulement m’inciter à m’offrir aux autres, mais aussi à moi-même. Savoir qui je suis. Connaître tout ce que je porte. Tout ce que j’ai offrir. Toutes les traces de souffrances qui m’empêchent justement de le faire pud encore et que j’ai besoin de contempler, en totalité. Sans faux semblant. Sans déni. Sans auto-illusionnement. C’est tellement facile de dire et même de penser que j’aime et je pardonne. C’en est une autre de le vivre- car souvent je ne me vois même pas dans ces errements, ou ne veut pas m’y voir. Et la seule voie que j’ai trouvée est celle de me regarder sous toutes me coutures. Et d’accueillir, encore et encore, toutes émotions et pensées discordantes. Jusqu’à arriver, petit à petit, à faire un peu plus de paix en mon être. Même si cela prend des années. Même si cela donne l’impression de repasser parle même chemin. Mais la surprise de la découverte est toujours là, divine compréhension. Merci à la Nature.

– – – Comme l’arbre en automne, je choisis de dévoiler mon âme à nue – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

Here is an affirmation I did not even think to share. However it is so alike to nature which I love and learn to look at and discover. This nature which is my map on this path to home. I had heard, I don’t know from who nor where, that nude trees offer their soul for us to contemplate. And this message spoke to me, like a confirmation. Not only bringing me to offer myself to others but also to me. Knowing who I am, my essence, all that I have to offer. All traces of suffering- which precisely prevent this offering and that I have to encompass in totality. Without lie, without denial, without illusion. Saying I love you and I forgive is so easy to do. Living it is another matter because more than often I can’t see myself in my blindspots (or I just don’t want to see that..). And the only path I have found is looking at myself. Welcoming, again and again, all my emotions and dissonant thoughts. Till I succeed, little by little, to make a little more peace in my being. Even if it takes years. Even if it feels as if I was going back on the same old track again. But new discovery always awaits me, like a divine surprise and understanding. Gratitude to Nature.

– – – Like a tree in autumn I bare my soul – – –

Qu’il est bon de transpirer!

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Transpirer pour sa santé. Quelle belle façon de passer du temps. Cela fait près de 20 années que j’ai pris le  goût de transpirer. Que ce soit dans un sauna ou une loge de sudation, ces tentes basses que de nombreuses nations amérindiennes utilisent pour des rituels, pour la purification qui passe aussi par transpiration. L’approche «holistique» n’est pas forcément une découverte contemporaine!

Ma première expérience eut lieu au Texas, lors de mon premier voyage en solo. Loin de tous mes repères, à des milliers de kilomètres de toute connaissance. Complètement  au-delà de la limite de ma zone de confort, là où –comme quelqu’un l’a dit- la vie commence. C’était une loge de sudation menée par un «medicine man» sioux. Une loge de guérison pour 2 personnes non autochtones touchées par un cancer. Un point de non-retour pour moi, car ce moment fut le commencent d’un changement complet de vie. J’y ai transpiré, eut l’impression d’y brûler littéralement une partie de mon être.  J’y ai senti la terre, le feu, l’eau(1) et l’air. J’y ai expulsé 2 calculs rénaux (sortis dans mes urines un peu plus tard dans la nuit), dépassé des peurs et ressenti pour la première fois de ma vie être vivant (justement…) à la juste place, au bon moment.

Je n’ai pas cessé d’en faire, même si la forme et le contexte peuvent varier : cercle d’hommes (nous avons nous aussi besoin de nous retrouver entre nous pour partager(2)..), retraites santé, rituels plus traditionnels assis au contact-dans le «ventre» de la terre mère, dans le noir et l’humidité, et, d’une certaine façon, seul face à l’univers…

 

Placées dans une retraite de détoxification, une loge est un merveilleux outil pour aider le corps à éliminer et se purifier un peu plus. La peau est un des 4 organes éliminant des déchets à l’extérieur du corps. L’impression d’y transpirer plus  que de l’eau et des déchets est bien réelle. Ce n’est pas par hasard que les amérindiens en font une cérémonie. C’est un moment sacré, de rencontre avec soi, un temps privilégié pour laisser-aller, exprimer des choses qui ne sont plus nécessaires, des souffrances, des attachements. Un temps de transformation. Une alchimie.

On y prend effectivement soin du corps et de l’âme.

 

Qu’il est bon de transpirer! Des déblocages énergétiques peuvent mener à des libérations de toxines qui peuvent aussi être évacuée par la sueur…L’odeur dégagée nous aide parfois à nous rendre bien compte que l’on élimine quelque chose retenu depuis longtemps…Et cela peut parfois durer plusieurs jours!

J’en suis personnellement encore à essayer de comprendre comment ma sueur sentit  l’eau de Javel pendant de grosses suées reparties sur une période de 6 mois. Je n’ai encore rien trouvé de tel dans la littérature médicale, mais de là à penser que le corps peut retenir le chlore de l’eau du robinet, il n’y a qu’un pas (je n’ai d’ailleurs trouvé qu’une étude scientifique parlant d’une telle accumulation dans les reins et testicules de rats).

 

Autant d’expériences confirmant que nous sommes encrassés! Mais le corps humain a une grande capacité d’élimination. À nous de l’encourager.

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles.detoxsanteglobale.com

 

 

(1) Lie aussi l’article Eau sacrée, https://detoxsanteglobale.wordpress.com/2015/07/07/eau-sacree-2/

(2) Si l’expérience vous tente, me contacter personnellement ou adressez-vous à La Chaumière Fleur Soleil (Val David, Qc).

Mantra 37

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**English will follow**

La spiritualité est un concept qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Dans l’ère du temps? Je crois que oui. En tout cas vu l’intérêt que cela suscite cela semble clair. Il est où le temps où je tournais (à la FNAC – grand magasin de livres et audio), l’air de rien (et surtout pour ne pas être vu) autour des quelques livres de parapsychologie, shamanisme et autres (le tout début) parlant de développement personnel, dans une section de livres toute minuscule. C’était drôle, quasi tout le monde y venait…L’air de rien. De toute façon, nous avons tous un esprit et sommes donc tous des êtres spirituels quelle que soit notre intérêt en la matière. Quelque chose bouge dans notre humanité, nous appelle à bouger. Ma vie est toute colorée de ce mouvement de transformation. De l’ignorance et la souffrance dont nous nous sommes habitués jusqu’à quoi en fait?…Un peu plus de paix et de joie, ce serait ma conclusion (par chance je ne suis pas le seul à penser cela). Un chemin pour tout déposer. Aux pieds de Dieu. Avec la sensation de revenir d’un long très long et plutôt pesant voyage. Et aussi avec la perception de faire un choix. Celui de rentrer –enfin- chez moi…

– – –  Je rentre à la maison mon Père  – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

Spirituality is a concept which many people talk and write about. Trend of the times? I think so.  At least it seems so due to the large interest it is generating. Long gone is the time when I was nonchalantly wandering in the French FNAC (big shops of books and music), trying not to look interested on books about parapsychology, shamanism and also the first books about personal development. It is funny, this part of the shop was tiny, and nobody wanted to be seen in it.

However, we all have a spirit and so are spiritual beings regardless our interest in this matter. Something is moving inside our humanity. It is calling upon us. My life is fully tainted by this transformational movement. From ignorance and suffering -of which we get accustomed to what in fact?….A bit more peace and joy, this would be my conclusion (and luckily I am not the only one to think like that). A path to put down everything, At God’s feet. With the feeling of coming back from a long very long and onerous trip. And also with the perception to make a choice. That of coming back – at last- home.

 

– – – I am going home Father, I am coming back home  – – –  

Hommage à mon tambour

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L’idée de cet article m’est venue lors d’un cercle de partage pour homme auquel j’assiste le plus régulièrement possible. Un des participants a rappelé que certaines études bien scientifiques avaient déjà été réalisées sur le tambour.

Aves des résultats très marquants : meilleure réponse au stress et modulation immunitaire rééquilibrant justement certains paramètres (production de lymphocytes, d’interféron-gamma et d’interleukine 6) que le stress et le vieillissement avaient déréglés(1). Ou encore un impact intéressant sur l’anxiété, la dépression ou le bien-être mental(2).

Ce qu’il fallait démontrer (comme dirait mon vieux prof de math). Jouer du tambour, en groupe ou tout seul avec l’univers, ça fait du bien!

 

Personnellement j’ai découvert cet objet tardivement, après 40 ans en fait bien que j’en eu envie bien avant.

La musique touche l’âme, et va de pair avec shamanisme et guérison. Autant de domaines qui m’attiraient. La rencontre devait donc être prévue en coulisses! Un type de rencontre au goût de déjà vu d’ailleurs.

Le tambour amérindien a quelque chose de magique. C’est peut-être pour cela qu’il est un outil de voyage shamanique. Très souvent le «beat» est celui du cœur humain. Et c’est cela aussi que le tambour symbolise, notre cœur. Retrouver notre connexion à notre cœur –notre connexion avec le grand tout, le divin, le sacré, voilà le cadeau du «drum».

Je l’ai découvert timidement, avec mon mental dans le rôle du surveillant. Mais il me faisait du bien. Sans que je puisse expliquer pourquoi. La méditation traditionnelle n’était pas mon fort, le flot de pensées chaotiques était trop incessant.

Et puis un soir, dans un passage de vie, dans un de ces moments où l’on ose sauter dans le vide que le vie nous propose, un de ces soirs où l’on peut se sentir très seul, le tambour devient plus qu’un outil. Il prend vie, et peut nous emmener avec lui. La première fois que j’ai vraiment vécu cela reste gravée en moi. J’ai rencontré la baleine, qui m’a apaisé. Et je me suis mis à chanter, des sons, des mots amérindiens qui montaient du fond de mon être. Pansement sur mon cœur et en mon âme.

Merci à toi ô mon tambour qui restera pour toujours un compagnon privilégié pour des moments toujours particuliers.

Bertrand Huchot ND

 

(1) http://daniellevitin.com/levitinlab/articles/2013-TICS_1180.pdf  – p187

(2) http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0151136

Mantra 34

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*** English will follow***

Au final il y a une certaine logique. Le chemin dans ses profondeurs est, pour moi, indissociable du développement de la personne. D’aucuns disent que le chemin de Marie est le chemin de la souffrance. Certes. Cependant il est un des chemins «ouverts» pour nous. Et certainement pour une raison.

Est-il nécessaire de souffrir? Je n’ai pas la sensation d’avoir eu un choix conscient à  ce niveau-là. La vie m’a amené petit à petit à confronter de plus en plus clairement ce que je porte. Et j’ai eu souvent  la fausse certitude que j’en avais réellement fini avec certains schémas et conflits. Pour me voir resservir le même plat, encore et encore, pendant de nombreuses années. Inévitablement mon attention s’est faite plus précise sur chacun des aspects concernés. Sortir de certains «pas-sages» a toujours correspondu avec une grosse dose d’effort  – voire de bataille intérieure, surtout avec la discipline de mes pensées- entraînant paradoxalement et systématiquement, à plus ou moins long terme, une amplification de la soufrance. Comme une mise en lumière. Comme si je l’acceptais, la reconnaissais vraiment pour mienne cette souffrance (qu’elle s’appelle peur, colère ou tristesse), allant même jusqu’à lui laisser toute place – avec grand désarroi ou dépression- pendant quelques minutes, heures, jours voire mois, afin de permettre une forme de compréhension, de résolution en mon être ainsi que de retrouver -déjà en partie- la maîtrise de soi et de gagner en force et en foi. Mais pourtant, après toute cette agitation – cependant nécessaire- j’en viens à toucher une forme d’impuissance. Il y a une étape de ma pacification que je ne peux effectuer seul. Mais je ne suis pas capable d’expliquer le phénomène avec des mots tant il est un lâcher-prise. Le résultat est un être qui tend à se tourner vers la divinité, Sa divinité. Sans supplication ni «victimite», simplement dans un mouvement tout naturel ne dépendant pas du mental : comme celui d’une demande intérieure, claire et affirmée.  Comme un retour à la source. Et comme un soleil qui se lève.

 

– – – Je vous demande de prendre ma main, Marie – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

In the end it really is quite logical. The path through our deep layers can’t be separated from the growth of the human person. Some say the path of Mary is a road of suffering. Yes, true. But it is one of the paths available for us and certainly for a reason.

Do we have to suffer? I never felt I had any choice in that matter. Bit by bit life made me deal more and more clearly with what I carried. And I often had  the false sense that I was done with quite a few conflicts and patterns. But to come back again and again with the same challenges, sometimes for years.

Inevitably my attention got more precise on each aspects that came to light. A big deal of effort, even a fierce internal battle were needed to get out of these kinds of passages, and especially when I tried to transcend and discipline my thoughts. But that  paradoxically made the suffering more acute. And it was as if I accepted to really encompass those difficulties, as if I made them mine, as if I acknowledged this suffering (call it fear, anger or sadness) and let it take all the space of my conscience –always with disarray or depression- for minutes, days, months and even years.

Some understanding, force and faith were granted in this kind of  process, I became –a bit more-  the «captain of my house».

And then, even with all this necessary effort I feel now kind of powerless. I arrived at the understanding that  I can’t attain this level of pacification by myself.  This surrendering is of course quite difficult to put in words. The result is somebody in the progress of facing divinity, His/Her divinity. Without supplication nor victim mode, but simply by a very natural move which does not come from the mental: a clear and affirmed inner demand. Like going back to the Source. And like a rising sun.

– – – I ask of you to take ma hand, Mary – – –

 

Mantra 33

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**English will follow**

Avez-vous déjà connu des moments de désespoir dans votre vie.  Moi oui. Des moments où le temps semble se figer. Mais pas du bon côté de la frontière, pas du côté est tout est merveilleux. Juste à l’opposé. Du côté où tout semble sans solution, sans vie et pire encore, sans raison d’être ni fondement. Perdu dans un labyrinthe marécageux où chaque respiration, chaque pensée, chaque instant est juste souffrance. Là où son être paraît teinté de cette souffrance, là où l’on se sent tout simplement souillé de cette salissure que rien ne pourra jamais effacer. Comment changer alors? Puisque nous sommes cela…Et alors…À quoi bon tout  cela? Même l’éclaircie n’est que temporaire tant une certitude sombre et profonde semble toujours persister.

Et puis lorsque – peu importe le cheminement ou le facteur «mutagène»- le brouillard se déchire, la certitude change alors de cap. C’est un changement de paradigme  presque qu’indescriptible avec des mots. Mais un fait  émerge au-dessus de tout le reste. C’est une joie, simple et sans fin, qui, c’est devenu une évidence, avait toujours été là, au fond de nous, comme préservée dans un écrin par le seul «être» que nous n’attendions plus. C’est la plus belle et importante chose qu’il  m’est été de donner de vivre. Merci pour cette joie et…

 

– – –  …Après tout ce temps, merci de m’avoir conservé intact, mon Père – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

Have you ever known times of despair? I did. Times where time seems to freeze. But not on the bright side of life, not on the side where everything is marvelous. Just the opposite. On the side where there is no solution to anything, and worse, where there is no reason and no fundament. Lost in a boggy labyrinth where each breath, each thought, each moment is just suffering. Where even your being seems tainted by this suffering, where you feel tainted by a smear that nothing could ever erase. So, how to change? Since we are really there….And so what?…Is this worth something? Even the rift cannot be anything but temporary so deep and dark a certitude seems to persist.

And then – regardless the path or the «mutagenic» factor – when the fog dissipates, the certitude changes is direction. It is a change of paradigm almost impossible to describe with words. But something emerges above everything else. It is a simple and everlasting joy which, and this is now an evidence, has always been there deep inside of us as if preserved in an jewellery box by the only «being» that we quit waiting for long ago. This is the most important thing I had the chance to live. Thank you for this joy et…

 

– – –  …After all this time, thank you for having kept me intact, my Father – – –