Tout faux la monodiète? Droit de réponse ici!

 

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Je profite d’un article paru dans la presse française(1), et somme toute peu favorable, pour faire quelques commentaires qui donneront une vue un peu plus complète à l’intérêt de la monodiète.

Le monde médical et scientifique est globalement toujours si réticent voir sceptique devant les jeûnes et autres types de cures qu’il est pertinent d’apporter un autre éclairage.

 

Un journaliste a recueilli tour à tour les avis de médecins nutritionnistes, un plutôt pour (medecin A), l’autre clairement opposé (medecin B). Alors voici quelques ajouts naturopathiques.

 

1) Médecin Nutritioniste A : «Pendant cette diète, l’organisme n’assimile pas plusieurs types d’enzymes, ce qui repose l’estomac et les intestins».

Point de vue naturopathique : c’est généralement beaucoup plus que des enzymes qui ne sont pas assimilés (acides aminés, acides gras etc…Dépendamment de l’aliment choisi). Et oui, estomac, intestin mais aussi pancréas –et le foie par voie de conséquence sont mis au repos. L’intérêt de la monodiète résulte aussi du fait qu’au-delà de la mise au repos des organes, l’organisme s’économise», en terme de dépense énergétique, et a maintenant la capacité de rediriger son action vers les fonctions d’élimination et de drainage. Ce qui nous intéresse tout particulièrement en naturopathie. L’organisme en tirera un regain de force vitale. L’effet «détoxifiant» est lui facilement constaté chez tous ceux qui ont osé l’expérience : légers maux de têtes, réactions cutanées etc…Comme autant de signes de mouvement de déchets. Qui existent bel et bien.

 

2) Médecin nutritioniste B : «C’est aberrant de dire que notre système digestif a besoin de repos, le pancréas, qui est l’organe le plus impliqué dans la digestion, n’est utilisé qu’à 10% de sa capacité. Effectivement, le tube digestif n’a pas besoin d’être nourri tout le temps, mais de là à être mis au repos, il ne faut pas exagérer. Ce sont des théories inventées pour vendre des livres».

Point de vue naturopathique : un regard lucide et objectif permettra de constater au contraire une surcharge des organes de digestion chez de nombreuses personnes avec des dérangements physiologiques et des symptômes évidents : constipation, irritations voire inflammations de plus en plus répandues (colon irritable, maladie de Crohn, colite ulcéreuse…), gaz intestinaux. Les très nombreux témoignages maintenant disponibles devraient avoir un peu de poids vis à vis d’une certaine science limitative voire fermée à la possibilité d’autres horizons. Je dis «certaine» science car je désigne par-là plus la science grand public voire populiste que celle de haut niveau tout à fait nécessaire dans la croissance de nos civilisations.

Pourquoi 150 ans de recherches scientifiques pas toujours fiables à 100% devraient prendre le pas sur l’histoire des civilisations et tous les exemples de jeûnes et autres cures (jamais ni inventés ni pratiqués pour vendre des livres…)? Et pourquoi aucune recherche n’a jamais cherché à valider quoi que ce soit en terme de jeûne? Peut-être que la réponse est en lien avec l’obtention de budgets (l’argent ce nerf de la guerre..), ouvrant ainsi la porte à des choix purement commerciaux.

 

3) Médecin Nutritioniste B: «Comme si l’alimentation nous empoisonnait». Le médecin le rappelle : «une bonne nutrition c’est au moins quinze aliments par jour. La mono-diète s’oppose à cette idée et s’éloigne de toutes les préconisations scientifiques.»

Point de vue naturopathique : Aliments poisons? Nous pourrions en parler longtemps. Des milliers de substances chimiques se retrouvent tant dans l’environnement (pesticides, résidus de médicaments) -donc dans les légumes conventionnels que dans tous les aliments préparés industriels (conservateurs, agents texturants, colorants etc…). Absolument aucune étude n’a jamais été faite concernant ne serait-ce que 2 de ces composés ensemble ingérés par l’homme. Que dire de dizaines voire centaines molécules et plus dans la même journée, sur des décennies? Le monde scientifique comme médical a déjà commencé à tirer la sonnette d’alarme. Alors prétendre que tout est inoffensif se positionne très très loin du simple et sage principe de précaution.

Comme dit plus haut, notre jeune science doit-elle prévaloir sur toute l’expérience humaine?

 

4) Médecin Nutritioniste B : «Comme dans tout faux, il y a un peu de vrai. Vous pouvez effectivement diminuer une inflammation de l’intestin car le microbiote intestinal est très influencé par l’alimentation. On peut donc se sentir allégé pendant cette diète, mais si on reprend ses mauvaises habitudes ensuite, cela n’aura servi à rien»

Point de vue naturopathique : pourquoi cette fermeture à priori? Sans échange, sans chercher à rencontrer ce que l’on ne connait pas? Heureusement tous les médecins ne partagent pas cet avis. Pour ce qui est des habitudes, effectivement c’est là que tout se joue. Et c’est le rôle fondamental de tout naturopathe justement. Un programme de détoxification doit être compris dans un protocole de santé globale pour être pleinement sain et efficace.

 

5) Médecin Nutritioniste A : «Lors d’une mono-diète fruits, notre corps reçoit exclusivement des sels minéraux, des polyphénols, des antioxydants qui nourrissent le corps et des prébiotiques, nutriments essentiels à la flore intestinale et qui permettent de la rééquilibrer. Mais il ne faut pas non plus s’attendre à un miracle en 24 heures.»

Point de vue naturopathique : bien sûr. Nettoyer un organe, rééquilibrer l’organisme comme retrouver la santé ne se fait pas par une seule action ou une cure. Ici encore il faut est mettre en avant une démarche globale, holistique prônant un changement et donc une évolution progressive.

 

6) Médecin Nutritioniste A : «ingérer du fructose en grande quantité permet de fabriquer de la sérotonine, l’hormone du bonheur, les personnes déprimées ou stressées peuvent ainsi sentir des bienfaits assez rapidement».

Point de vue naturopathique : peut-être que cela est sauter un peu vite à la conclusion. Ce n’est pas vérifier chez le rat (voir livre de G. Debry, Sucres et Santé, Ed. John Libbey Eurotext, 1996, p365 – le fructose augmente le cortisol, hormone d’adaptation au stress, et ensuite la dopamine, neurotransmetteur de coordination des mouvements et clarté mentale) et le fructose, au même titre que les autres sucres raffinés sont clairement déconseillés chez des personnes dépressives (passeportsanté.net). De plus même si le fructose, et certainement le sucre en général, est «réconfortant», l’organisme a aussi besoin d’acides aminés pour synthétiser des neurotransmetteurs.

 

7) Médecin Nutritioniste B : «Les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie tout comme celles sous traitements médicamenteux ne doivent pas pratiquer la cure».

Point de vue naturopathique : toute personne devait consulter avant de suivre un programme de détoxification ou une cure, particulièrement en cas de conditions de santé particulières. Et toute cure étant demandante pour l’organisme , une cure de reminéralisation devrait être suivi avant le nettoyage afin de affecter l’équilibre présent. «Premièrement ne pas nuire» Hippocrate….«père de la médecine»… À l’époque où la médecine avait une approche naturopathique.

 

(1) http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/le-vrai-du-faux-de-la-monodiete-300117-129445 – le  février 2017

 

 

Mise en garde

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La Nouvelle Année façon Détox Santé Globale …et/ou simplement un Nouvel Instant de Vie

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Après la fin d’une année bien remplie pour à peu près tout le monde, la transition de la nouvelle année arrive parfois avec un peu de fatigue mais aussi un souffle nouveau qu’il ne tient qu’à nous de sentir et de suivre. C’est cette vague-là qui nous vivifie…

Voici une vue gobale des petits gestes que nous pouvons poser pour acceuillir la nouvelle année mais aussi une nouvelle phase de notre vie avec ce nouveau souffle qui nous apportera encore plus de force et de volonté de vivre notre quotidien en pleine forme.

 

 

 

La nouvelle année en quatre étapes:

Physique / Foie et minéraux

Je prends soin de mon foie! Il le mérite et en a bien besoin après toute cette fin d’année agitée.

Mon  ami l’Artichaut va m’aider.

10-15ml de jus d’artichaut, dans un peu d’eau le matin au réveil sur estomac vide. Pour 10 jours. Cela suffira l’hiver n’étant pas la période la plus idéale pour drainer.

J’en profite pour me reminéraliser avec des produits issus de l’eau de mer (vérifier auprès de vos magasins : plasma de Quinton, Concentrace…).

 

Émotions / Respiration

Je décide de respirer profondément en moi, par la respiration abdominale*. Je m’installe dans un endroit calme où je me sens bien.

Je considère les semaines précédentes avec honnêteté et j’identifie une situation, une personne, un évènement qui m’a challengé (pour beaucoup cela ne devrait pas être trop difficile vu l’intensité souvent rencontrée durant les fêtes de Noël, fêtes consacrées à la Lumière et la re-naissance).

J’essaye de me connecter à mon ressenti. Ai-je vécu quelque chose qui reste encore plus ou moins bloqué  en moi. J’invite tout cela à monter à ma conscience. Par la respiration je crée un mouvement. À l’expiration je m’imagine descendre dans mes racines, en dessous de mes pieds, dans la terre à l’inspiration je remonte en moi à chaque fois un peu plus de cette terre, à chaque fois un peu plus haut. Et je m’autorise à «me rencontrer» chaque fois un peu plus. Je reviens en mon centre. C’est un processus qui peut prendre un peu de temps mais qui vaut l’expérience. Nous vivons tous des émotions, elles sont naturelles, elles ont simplement besoin de circuler. Il suffit finalement de nous autoriser à laisser aller un peu plus.

Un exercice à refaire autant que nécessaire. Il peut se poursuivre par une séance d’écriture. (voir article à ce propos ).

 

Mental / Intention

Janvier est le mois des intentions. Cela fait parfois sourire tant elles sont abandonnées rapidement sur le bord du chemin. Pourtant c’est la clef, l’énergie qui donne souvent la direction à notre barque perdue sur l’océan.

Pourquoi ne pas créer son propre mantra personnel (voir utilisation des mantras : ). Ici aussi la respiration peut nous aider à nous centrer, et ce faisant, il sera facile de voir en nous le besoin du moment.

Un autre option est la «vision board» : il s’agit de découper des images et mots inspirants trouvés dans des revues et les coller sur une page blanche en les plaçant selon son ressenti. Avec pour résultat un tableau inspirant qui pourrait même  orner un de nos murs.

 

Spirituel / Nature

Spirituel vient du mot Esprit. C’est à dire ce qui est le plus sacré en nous. Et quel  meilleur endroit pour rencontrer le sacré dans toute sa simplicité que la nature? Elle porte l’harmonie dont nous avons besoin, elle vibre de cette énergie vitale qui est notre plus importante nourriture, le prâna.

L’invitation vous est lancée de partir à la découverte (ou re-découverte) de cette nature, peut-être d’une nouvelle façon, avec un nouveau regard. Que ce soit redécouvrir les nuages dans le ciel ou au travers de la lumières se reflétant sur des flocons de neige, le chant d’un oiseau, la mélodie d’un ruisseau, le champ d’exploration est vaste. Encore une fois la respiration sera notre fil d’Ariane pour être simplement présent avec cette nature. Et pourquoi pas l’inviter en nous.

 

 

 

 

*C’est l’abdomen qui se remplit en premier, pas les poumons. Couchez-vous sur le dos et observez comment votre corps respire alors naturellement. C’est cette respiration là que l’on chercher à reproduire.

 

Qu’il est bon de transpirer!

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Transpirer pour sa santé. Quelle belle façon de passer du temps. Cela fait près de 20 années que j’ai pris le  goût de transpirer. Que ce soit dans un sauna ou une loge de sudation, ces tentes basses que de nombreuses nations amérindiennes utilisent pour des rituels, pour la purification qui passe aussi par transpiration. L’approche «holistique» n’est pas forcément une découverte contemporaine!

Ma première expérience eut lieu au Texas, lors de mon premier voyage en solo. Loin de tous mes repères, à des milliers de kilomètres de toute connaissance. Complètement  au-delà de la limite de ma zone de confort, là où –comme quelqu’un l’a dit- la vie commence. C’était une loge de sudation menée par un «medicine man» sioux. Une loge de guérison pour 2 personnes non autochtones touchées par un cancer. Un point de non-retour pour moi, car ce moment fut le commencent d’un changement complet de vie. J’y ai transpiré, eut l’impression d’y brûler littéralement une partie de mon être.  J’y ai senti la terre, le feu, l’eau(1) et l’air. J’y ai expulsé 2 calculs rénaux (sortis dans mes urines un peu plus tard dans la nuit), dépassé des peurs et ressenti pour la première fois de ma vie être vivant (justement…) à la juste place, au bon moment.

Je n’ai pas cessé d’en faire, même si la forme et le contexte peuvent varier : cercle d’hommes (nous avons nous aussi besoin de nous retrouver entre nous pour partager(2)..), retraites santé, rituels plus traditionnels assis au contact-dans le «ventre» de la terre mère, dans le noir et l’humidité, et, d’une certaine façon, seul face à l’univers…

 

Placées dans une retraite de détoxification, une loge est un merveilleux outil pour aider le corps à éliminer et se purifier un peu plus. La peau est un des 4 organes éliminant des déchets à l’extérieur du corps. L’impression d’y transpirer plus  que de l’eau et des déchets est bien réelle. Ce n’est pas par hasard que les amérindiens en font une cérémonie. C’est un moment sacré, de rencontre avec soi, un temps privilégié pour laisser-aller, exprimer des choses qui ne sont plus nécessaires, des souffrances, des attachements. Un temps de transformation. Une alchimie.

On y prend effectivement soin du corps et de l’âme.

 

Qu’il est bon de transpirer! Des déblocages énergétiques peuvent mener à des libérations de toxines qui peuvent aussi être évacuée par la sueur…L’odeur dégagée nous aide parfois à nous rendre bien compte que l’on élimine quelque chose retenu depuis longtemps…Et cela peut parfois durer plusieurs jours!

J’en suis personnellement encore à essayer de comprendre comment ma sueur sentit  l’eau de Javel pendant de grosses suées reparties sur une période de 6 mois. Je n’ai encore rien trouvé de tel dans la littérature médicale, mais de là à penser que le corps peut retenir le chlore de l’eau du robinet, il n’y a qu’un pas (je n’ai d’ailleurs trouvé qu’une étude scientifique parlant d’une telle accumulation dans les reins et testicules de rats).

 

Autant d’expériences confirmant que nous sommes encrassés! Mais le corps humain a une grande capacité d’élimination. À nous de l’encourager.

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles.detoxsanteglobale.com

 

 

(1) Lie aussi l’article Eau sacrée, https://detoxsanteglobale.wordpress.com/2015/07/07/eau-sacree-2/

(2) Si l’expérience vous tente, me contacter personnellement ou adressez-vous à La Chaumière Fleur Soleil (Val David, Qc).

Hommage à mon tambour

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L’idée de cet article m’est venue lors d’un cercle de partage pour homme auquel j’assiste le plus régulièrement possible. Un des participants a rappelé que certaines études bien scientifiques avaient déjà été réalisées sur le tambour.

Aves des résultats très marquants : meilleure réponse au stress et modulation immunitaire rééquilibrant justement certains paramètres (production de lymphocytes, d’interféron-gamma et d’interleukine 6) que le stress et le vieillissement avaient déréglés(1). Ou encore un impact intéressant sur l’anxiété, la dépression ou le bien-être mental(2).

Ce qu’il fallait démontrer (comme dirait mon vieux prof de math). Jouer du tambour, en groupe ou tout seul avec l’univers, ça fait du bien!

 

Personnellement j’ai découvert cet objet tardivement, après 40 ans en fait bien que j’en eu envie bien avant.

La musique touche l’âme, et va de pair avec shamanisme et guérison. Autant de domaines qui m’attiraient. La rencontre devait donc être prévue en coulisses! Un type de rencontre au goût de déjà vu d’ailleurs.

Le tambour amérindien a quelque chose de magique. C’est peut-être pour cela qu’il est un outil de voyage shamanique. Très souvent le «beat» est celui du cœur humain. Et c’est cela aussi que le tambour symbolise, notre cœur. Retrouver notre connexion à notre cœur –notre connexion avec le grand tout, le divin, le sacré, voilà le cadeau du «drum».

Je l’ai découvert timidement, avec mon mental dans le rôle du surveillant. Mais il me faisait du bien. Sans que je puisse expliquer pourquoi. La méditation traditionnelle n’était pas mon fort, le flot de pensées chaotiques était trop incessant.

Et puis un soir, dans un passage de vie, dans un de ces moments où l’on ose sauter dans le vide que le vie nous propose, un de ces soirs où l’on peut se sentir très seul, le tambour devient plus qu’un outil. Il prend vie, et peut nous emmener avec lui. La première fois que j’ai vraiment vécu cela reste gravée en moi. J’ai rencontré la baleine, qui m’a apaisé. Et je me suis mis à chanter, des sons, des mots amérindiens qui montaient du fond de mon être. Pansement sur mon cœur et en mon âme.

Merci à toi ô mon tambour qui restera pour toujours un compagnon privilégié pour des moments toujours particuliers.

Bertrand Huchot ND

 

(1) http://daniellevitin.com/levitinlab/articles/2013-TICS_1180.pdf  – p187

(2) http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0151136

Écrire pour se guérir

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Nous avons tous au fond de nous des mémoires traumatisantes à faire circuler, à pacifier. Nul besoin d’avoir vécu un épisode spectaculaire, chacun par ses expériences de vie a rencontré des situations qui ont laissé leur marque : dans les émotions et les comportements

Bien souvent il n’aura pas été facile d’en parler à quelqu’un, encore moins auprès d’un thérapeute. Parfois même, la mémoire pourra être encore trop souffrante pour pouvoir l’aborder tout court.

Mais il y a forcément quelque chose, là, tout près en nous, qui demande à ce qu’on lui prête attention.

Et l’écriture est un formidable moyen de le faire. Seul, face à soi-même, il est plus simple de s’ouvrir.

Passer par l’expression écrite va littéralement modifier la façon  avec laquelle le cerveau a organisé un souvenir. Me croiriez-vous si je disais que je me suis libéré de 20 années non-stop de cigarettes, après 30 minutes d’écritures qui ont été le déclencheur d’une émotion refoulée. Si refoulée que je ne rendais même pas compte qu’elle se trouvait là! Le tout sans transfert vers la nourriture ni autre compulsion parasite. J’ai ressenti l’urgence intérieure d’écrire une lettre à cette cigarette. Qui s’est révélé avoir été, tour à tour et au travers des situations de ma vie passée, une amie, une mère, une béquille, un masque derrière lequel me cacher, une bouée de sauvetage etc…Tout en écrivant je me rendais compte que je la remerciais et lui disais au revoir. Et c’est ce qui s’est passé. Purement et simplement. Après 40 minutes de profonds sanglots.

L’impact du changement engendré est très net, tant sur notre être mental et émotionnel que sur le corps physique, avec un renforcement notable de l’immunité et des visites moins fréquentes chez le médecin.

Cela, un psychologue américain, le Dr Pennebaker l’a vérifié en plus de 20 ans de travaux et recherches- avec participation de laboratoires de contrôle- avec ce qu’il a lui-même appelé «l’écriture expressive».

La technique, en deux phases, est simple :

1) préparation :

– trouver un moment et un endroit où on ne sera pas dérangé

– ne pas s’inquiéter de fautes d’orthographe ou de grammaire

– écrire pour soi-même

– écrire quelque chose de très personnel et important : quelque chose qui nous a affecté, parfois pendant des années, peut-être lié à l’enfance, à nos relations, à notre famille, à quelqu’un que nous avons aimé ou aimons ou aussi lié à un travail.

– choisir un évènement, sujet que l’on sera capable de supporter.

 

2) l’écriture :

– écrire pendant 20 minutes

– se laisser aller et explorez ce qui se présente. Laisser l’irrationnel s’exprimer : des émotions peuvent monter : colère, tristesse, peut ou même le rire.

– ressentir comment l’évènement nous a affecté

– répéter l’exercice pour 4 jours consécutifs

 

Faire de cet exercice d’écriture une «histoire», comme un dialogue intérieur s’est révélé très efficace en pratique.

Il est important d’être honnête avec soi-même et de ne rien forcer si on ne sent pas prêt.

Une réflexion pourra être menée ensuite, afin d’aider à réinterpréter, à changer de perspective, constater comment on se sentait avant, puis après, l’évolution de nos pensées etc…

 

Point essentiel : éviter d’alimenter la douleur. Reporter au lendemain si l’exercice s’avérait trop difficile. Mais noter les pensées (formes pensées) qui pourraient surgir automatiquement pour venir justement réalimenter cette douleur…Et les écarter au fur et à mesure.

Il sera aussi bénéfique de porter attention, sans s’illusionner, aux conséquences parfois positives ou stimulantes de l’évènement traumatique.

 

C’est simple et cela peut rapporter gros. Et même changer notre vie. Pourquoi ne pas essayer?

Il existe d’autres façons de procéder bien sûr. L’idée d’un journal quotidien n’est pas à retenir car il serait plus facile de tourner en rond et de rentrer dans une forme d’auto-apitoiement.

Exprimer ne peut que nous aider. Ce n’est pas par hasard que si dans toutes les cultures on retrouve des thérapeutes et des prêtres (parfois la même personne) pour aider les gens à s’ouvrir à eux même et offrir à l’univers et la vie ce dont ils n’ont plus besoin et ainsi révéler, un peu plus, la vraie lumière de leur être.

 

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles. detoxsanteglobale.com

«Le microbe n’est rien, le terrain est tout»

logo Homéostasie bio-énergétique

L’histoire veut que cette phrase ait été prononcée par Louis Pasteur sur son lit de mort, reconnaissant ainsi la pertinence de la théorie de Claude Bernard, physiologiste du 19ème siècle et père de l’homéostasie, l’équilibre de notre milieu intérieur.

Pasteur a, lui,  découvert et la pénicilline et lancé ainsi l’antibiothérapie tant utilisée par la médecine actuelle. Avec cette volte-face, il a fait un revirement capital dans la compréhension du développement de la maladie. La cause, et donc le problème ne vient plus de l’extérieur mais bien de ce qui se passe en dedans de nous, de l’état de santé de notre organisme que se révèle dans sa biochimie.

Cette réalisation est une pierre angulaire de l’approche naturopathique prônant notre responsabilisation face au délicat équilibre entre santé et maladie.

 

Qu’est-ce que cela implique pratiquement parlant?

– Que courir chez un médecin se faire prescrire des antibiotiques doit être considéré comme un dernier recours, et non pas comme la seule solution santé – même si dans des cas très aigus cela ne pourrait être que la seule solution envisageable, mais même dans ce cas il serait bon de ne pas oublier comment nous en sommes arrivés là. Surtout à note époque où nos organismes ont été accoutumés à dépendre d’une médication visant à effacer un symptôme plutôt qu’à être encouragés à se défendre eux-mêmes, comme ils ont été prévus pour le faire.

-Que la prévention et donc le soin que nous portons à notre santé, physique, mentale et émotionnelle est capitale et devrait être autrement valorisée et enseignée dans nos sociétés.

– Que, dans l’asbolu, la contagion pourrait avoir nettement moins de prise sur notre psyché, diminuant ainsi la peur et nous rendant un peu plus de notre pouvoir personnel.

 

Prévention, prévention, prévention.

Des mots clefs?

-Alimentation vivante à tendance végétarienne, alcalinisante et hypotoxique

-Détoxification régulière

-Supplémentation au besoin

-Exercice physique

-Pratique de relaxation voir méditation

-Soin de son environnement…

 

Les «gros méchants loups»?

-La mal-bouffe, alimentation acidifiante dont le sucre est le porte étendard

-Des organismes exposés depuis trop longtemps à une forte charge toxémique et donc trop «encombrés» et affaiblis pour fonctionner comme ils le devraient

-Le stress trop présent dans nos modes de vies

-Notre position de «victime» face au microbe, face à la maladie et face à la vie

 

C’est là que le naturopathe se rend utile en précisant les besoins de changements et mettant en place un programme d’action personnalisé permettant à l’individu de retrouver ses «clefs». Car nous avons chacun notre propre milieu intérieur, notre propre terrain qui a ses besoins spécifiques.

 

Des Légumes Racines!

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C’est la saison!

Des rhumes, grippes et autres dépressions saisonnières…

Certaines personnes sont prêtes à combattre le «mal». Que ce soit à coup d’antibiotiques, de vaccins voire de produits naturels immunostimulants pour les plus avertis.

Mais c’est aussi la saison des légumes racines. Mère nature nous en fournit en profusion depuis la fin de l’été et ce n’est pas par hasard. Et parmi les réflexes «santé» qu’il est intéressant de se rappeler ou de découvrir vient celui du bon sens de consommer des légumes racines.

Manger des légumes du moment (voire locaux et biologiques) sera toujours le mieux pour l’organisme.

Ce qui se sait moins, c’est que ces légumes qui ont maturés au sein de la terre, littéralement nourris par celle-ci, sont ceux qui vont alimenter à leur tour un organe souvent oublié : la rate.

La rate est connue pour son rôle dans la production de cellules sanguines, en particulier les globules blancs impliqués dans notre complexe système immunitaire.

Mais elle a un autre rôle, énergétique celui-là,  qui est de soutenir l’énergie du corps. Une rate affaiblie est synonyme de perte de joie, donc de tristesse et de dépression. La médecine chinoise a associée depuis longtemps la rate à l’élément terre et certains soins énergétiques comme les soins égypto-ésseniens prennent tout spécialement soin de ce petit organe oublié.

Sachant que dépression (saisonnière ou non) et baisse d’immunité vont main dans la main, il est pertinent d’inviter ces légumes dans nos assiettes!

Betteraves, carottes, navets, pommes de terre, céleris raves et autres panais et topinambours nous offrent de plus une belle variété de goûts et de couleurs. Idéals pour la saison des soupes!

Bertrand Huchot