Écrire pour se guérir

changer-nos-croyances

 

Nous avons tous au fond de nous des mémoires traumatisantes à faire circuler, à pacifier. Nul besoin d’avoir vécu un épisode spectaculaire, chacun par ses expériences de vie a rencontré des situations qui ont laissé leur marque : dans les émotions et les comportements

Bien souvent il n’aura pas été facile d’en parler à quelqu’un, encore moins auprès d’un thérapeute. Parfois même, la mémoire pourra être encore trop souffrante pour pouvoir l’aborder tout court.

Mais il y a forcément quelque chose, là, tout près en nous, qui demande à ce qu’on lui prête attention.

Et l’écriture est un formidable moyen de le faire. Seul, face à soi-même, il est plus simple de s’ouvrir.

Passer par l’expression écrite va littéralement modifier la façon  avec laquelle le cerveau a organisé un souvenir. Me croiriez-vous si je disais que je me suis libéré de 20 années non-stop de cigarettes, après 30 minutes d’écritures qui ont été le déclencheur d’une émotion refoulée. Si refoulée que je ne rendais même pas compte qu’elle se trouvait là! Le tout sans transfert vers la nourriture ni autre compulsion parasite. J’ai ressenti l’urgence intérieure d’écrire une lettre à cette cigarette. Qui s’est révélé avoir été, tour à tour et au travers des situations de ma vie passée, une amie, une mère, une béquille, un masque derrière lequel me cacher, une bouée de sauvetage etc…Tout en écrivant je me rendais compte que je la remerciais et lui disais au revoir. Et c’est ce qui s’est passé. Purement et simplement. Après 40 minutes de profonds sanglots.

L’impact du changement engendré est très net, tant sur notre être mental et émotionnel que sur le corps physique, avec un renforcement notable de l’immunité et des visites moins fréquentes chez le médecin.

Cela, un psychologue américain, le Dr Pennebaker l’a vérifié en plus de 20 ans de travaux et recherches- avec participation de laboratoires de contrôle- avec ce qu’il a lui-même appelé «l’écriture expressive».

La technique, en deux phases, est simple :

1) préparation :

– trouver un moment et un endroit où on ne sera pas dérangé

– ne pas s’inquiéter de fautes d’orthographe ou de grammaire

– écrire pour soi-même

– écrire quelque chose de très personnel et important : quelque chose qui nous a affecté, parfois pendant des années, peut-être lié à l’enfance, à nos relations, à notre famille, à quelqu’un que nous avons aimé ou aimons ou aussi lié à un travail.

– choisir un évènement, sujet que l’on sera capable de supporter.

 

2) l’écriture :

– écrire pendant 20 minutes

– se laisser aller et explorez ce qui se présente. Laisser l’irrationnel s’exprimer : des émotions peuvent monter : colère, tristesse, peut ou même le rire.

– ressentir comment l’évènement nous a affecté

– répéter l’exercice pour 4 jours consécutifs

 

Faire de cet exercice d’écriture une «histoire», comme un dialogue intérieur s’est révélé très efficace en pratique.

Il est important d’être honnête avec soi-même et de ne rien forcer si on ne sent pas prêt.

Une réflexion pourra être menée ensuite, afin d’aider à réinterpréter, à changer de perspective, constater comment on se sentait avant, puis après, l’évolution de nos pensées etc…

 

Point essentiel : éviter d’alimenter la douleur. Reporter au lendemain si l’exercice s’avérait trop difficile. Mais noter les pensées (formes pensées) qui pourraient surgir automatiquement pour venir justement réalimenter cette douleur…Et les écarter au fur et à mesure.

Il sera aussi bénéfique de porter attention, sans s’illusionner, aux conséquences parfois positives ou stimulantes de l’évènement traumatique.

 

C’est simple et cela peut rapporter gros. Et même changer notre vie. Pourquoi ne pas essayer?

Il existe d’autres façons de procéder bien sûr. L’idée d’un journal quotidien n’est pas à retenir car il serait plus facile de tourner en rond et de rentrer dans une forme d’auto-apitoiement.

Exprimer ne peut que nous aider. Ce n’est pas par hasard que si dans toutes les cultures on retrouve des thérapeutes et des prêtres (parfois la même personne) pour aider les gens à s’ouvrir à eux même et offrir à l’univers et la vie ce dont ils n’ont plus besoin et ainsi révéler, un peu plus, la vraie lumière de leur être.

 

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles. detoxsanteglobale.com

Des Légumes Racines!

Racines

C’est la saison!

Des rhumes, grippes et autres dépressions saisonnières…

Certaines personnes sont prêtes à combattre le «mal». Que ce soit à coup d’antibiotiques, de vaccins voire de produits naturels immunostimulants pour les plus avertis.

Mais c’est aussi la saison des légumes racines. Mère nature nous en fournit en profusion depuis la fin de l’été et ce n’est pas par hasard. Et parmi les réflexes «santé» qu’il est intéressant de se rappeler ou de découvrir vient celui du bon sens de consommer des légumes racines.

Manger des légumes du moment (voire locaux et biologiques) sera toujours le mieux pour l’organisme.

Ce qui se sait moins, c’est que ces légumes qui ont maturés au sein de la terre, littéralement nourris par celle-ci, sont ceux qui vont alimenter à leur tour un organe souvent oublié : la rate.

La rate est connue pour son rôle dans la production de cellules sanguines, en particulier les globules blancs impliqués dans notre complexe système immunitaire.

Mais elle a un autre rôle, énergétique celui-là,  qui est de soutenir l’énergie du corps. Une rate affaiblie est synonyme de perte de joie, donc de tristesse et de dépression. La médecine chinoise a associée depuis longtemps la rate à l’élément terre et certains soins énergétiques comme les soins égypto-ésseniens prennent tout spécialement soin de ce petit organe oublié.

Sachant que dépression (saisonnière ou non) et baisse d’immunité vont main dans la main, il est pertinent d’inviter ces légumes dans nos assiettes!

Betteraves, carottes, navets, pommes de terre, céleris raves et autres panais et topinambours nous offrent de plus une belle variété de goûts et de couleurs. Idéals pour la saison des soupes!

Bertrand Huchot