Mantra 34

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*** English will follow***

Au final il y a une certaine logique. Le chemin dans ses profondeurs est, pour moi, indissociable du développement de la personne. D’aucuns disent que le chemin de Marie est le chemin de la souffrance. Certes. Cependant il est un des chemins «ouverts» pour nous. Et certainement pour une raison.

Est-il nécessaire de souffrir? Je n’ai pas la sensation d’avoir eu un choix conscient à  ce niveau-là. La vie m’a amené petit à petit à confronter de plus en plus clairement ce que je porte. Et j’ai eu souvent  la fausse certitude que j’en avais réellement fini avec certains schémas et conflits. Pour me voir resservir le même plat, encore et encore, pendant de nombreuses années. Inévitablement mon attention s’est faite plus précise sur chacun des aspects concernés. Sortir de certains «pas-sages» a toujours correspondu avec une grosse dose d’effort  – voire de bataille intérieure, surtout avec la discipline de mes pensées- entraînant paradoxalement et systématiquement, à plus ou moins long terme, une amplification de la soufrance. Comme une mise en lumière. Comme si je l’acceptais, la reconnaissais vraiment pour mienne cette souffrance (qu’elle s’appelle peur, colère ou tristesse), allant même jusqu’à lui laisser toute place – avec grand désarroi ou dépression- pendant quelques minutes, heures, jours voire mois, afin de permettre une forme de compréhension, de résolution en mon être ainsi que de retrouver -déjà en partie- la maîtrise de soi et de gagner en force et en foi. Mais pourtant, après toute cette agitation – cependant nécessaire- j’en viens à toucher une forme d’impuissance. Il y a une étape de ma pacification que je ne peux effectuer seul. Mais je ne suis pas capable d’expliquer le phénomène avec des mots tant il est un lâcher-prise. Le résultat est un être qui tend à se tourner vers la divinité, Sa divinité. Sans supplication ni «victimite», simplement dans un mouvement tout naturel ne dépendant pas du mental : comme celui d’une demande intérieure, claire et affirmée.  Comme un retour à la source. Et comme un soleil qui se lève.

 

– – – Je vous demande de prendre ma main, Marie – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

In the end it really is quite logical. The path through our deep layers can’t be separated from the growth of the human person. Some say the path of Mary is a road of suffering. Yes, true. But it is one of the paths available for us and certainly for a reason.

Do we have to suffer? I never felt I had any choice in that matter. Bit by bit life made me deal more and more clearly with what I carried. And I often had  the false sense that I was done with quite a few conflicts and patterns. But to come back again and again with the same challenges, sometimes for years.

Inevitably my attention got more precise on each aspects that came to light. A big deal of effort, even a fierce internal battle were needed to get out of these kinds of passages, and especially when I tried to transcend and discipline my thoughts. But that  paradoxically made the suffering more acute. And it was as if I accepted to really encompass those difficulties, as if I made them mine, as if I acknowledged this suffering (call it fear, anger or sadness) and let it take all the space of my conscience –always with disarray or depression- for minutes, days, months and even years.

Some understanding, force and faith were granted in this kind of  process, I became –a bit more-  the «captain of my house».

And then, even with all this necessary effort I feel now kind of powerless. I arrived at the understanding that  I can’t attain this level of pacification by myself.  This surrendering is of course quite difficult to put in words. The result is somebody in the progress of facing divinity, His/Her divinity. Without supplication nor victim mode, but simply by a very natural move which does not come from the mental: a clear and affirmed inner demand. Like going back to the Source. And like a rising sun.

– – – I ask of you to take ma hand, Mary – – –

 

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