Mantra 33

perle-2

 

**English will follow**

Avez-vous déjà connu des moments de désespoir dans votre vie.  Moi oui. Des moments où le temps semble se figer. Mais pas du bon côté de la frontière, pas du côté est tout est merveilleux. Juste à l’opposé. Du côté où tout semble sans solution, sans vie et pire encore, sans raison d’être ni fondement. Perdu dans un labyrinthe marécageux où chaque respiration, chaque pensée, chaque instant est juste souffrance. Là où son être paraît teinté de cette souffrance, là où l’on se sent tout simplement souillé de cette salissure que rien ne pourra jamais effacer. Comment changer alors? Puisque nous sommes cela…Et alors…À quoi bon tout  cela? Même l’éclaircie n’est que temporaire tant une certitude sombre et profonde semble toujours persister.

Et puis lorsque – peu importe le cheminement ou le facteur «mutagène»- le brouillard se déchire, la certitude change alors de cap. C’est un changement de paradigme  presque qu’indescriptible avec des mots. Mais un fait  émerge au-dessus de tout le reste. C’est une joie, simple et sans fin, qui, c’est devenu une évidence, avait toujours été là, au fond de nous, comme préservée dans un écrin par le seul «être» que nous n’attendions plus. C’est la plus belle et importante chose qu’il  m’est été de donner de vivre. Merci pour cette joie et…

 

– – –  …Après tout ce temps, merci de m’avoir conservé intact, mon Père – – –

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

Have you ever known times of despair? I did. Times where time seems to freeze. But not on the bright side of life, not on the side where everything is marvelous. Just the opposite. On the side where there is no solution to anything, and worse, where there is no reason and no fundament. Lost in a boggy labyrinth where each breath, each thought, each moment is just suffering. Where even your being seems tainted by this suffering, where you feel tainted by a smear that nothing could ever erase. So, how to change? Since we are really there….And so what?…Is this worth something? Even the rift cannot be anything but temporary so deep and dark a certitude seems to persist.

And then – regardless the path or the «mutagenic» factor – when the fog dissipates, the certitude changes is direction. It is a change of paradigm almost impossible to describe with words. But something emerges above everything else. It is a simple and everlasting joy which, and this is now an evidence, has always been there deep inside of us as if preserved in an jewellery box by the only «being» that we quit waiting for long ago. This is the most important thing I had the chance to live. Thank you for this joy et…

 

– – –  …After all this time, thank you for having kept me intact, my Father – – –