Mantra 30

***english will follow***

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Combien de mes comportements ont été dictés par la culpabilité?

Je ne sais pas si cette vieille compagne mourra complètement  un jour. Cela a l’air plus simple pour certains (ah oui l’herbe est plus verte…), mais cela est, finalement, un grand enseignement. Je vais néanmoins vers plus de responsabilité chaque jour.  Je l’espère. J’y «travaille». Cette intention ne me quitte plus. Responsabilité de mes sentiments, de mes pensées. Et de mes actions bien sûr. Comme si je tentais d’effacer un programme.  Le mot mémoire est peut-être plus juste.

Je me sens coupable quand je me sens attaqué, quand je ne me sens pas écouté ou considéré. Pourquoi une simple remarque sur un comportement fait-elle autant de vagues d’irritation en moi? Pourquoi dois-je absolument répondre et me défendre? Pourquoi pas juste me taire et recevoir le commentaire? Parce que je ne suis pas en paix avec cette partie de moi. Parce que dans le fond je ne l’aime pas cette partie de moi…Alors quand quelqu’un met le doigt dessus…Aïe…

Finalement je me sens coupable quand les choses de vont pas dans le sens de ma petite personne. Comme si j’étais coupable d’être en vie tout simplement. Oh, peut-être pas toute ma personne. Mais, en y regardant bien,  cette mémoire teinte tout le paysage. Chaque partie insatisfaite de ma vie ne l’est que parce que cette culpabilité est. Un auto-jugement, comme un couperet qui empêche un complet bonheur. Le germe de l’impuissance. Le résultat d’une souffrance.  Qui se répercute sur l’autre, immanquablement. Le feu au poudre…Alors que la responsabilité est amour. Ou tout au moins une condition de l’Amour. C’est peut-être pour cela qu’aimer et être heureux est si difficile. Peut-être pour cela que je m’agite encore tant dans le vouloir faire sans vraiment pouvoir être. Sans faux semblant. Sans illusionnement.

Et pourtant cela m’apparaît simplement : culpabilité versus responsabilité. C’est l’un ou l’autre. Et quelque part ainsi un choix à  faire.

Pouvoir Être simplement qui je suis. Être pleinement. C’est mon programme. Et je ne l’oublie pas.

 

—Je quitte la culpabilité… J’entre dans la responsabilité—

 

NB: voir aussi: Comment utiliser ces mantras

 

 

How often have I allowed my actions to be influenced by guilt?  I wonder if I will be able to extinguish this old friend of mine one day. This may seem easier for some (oh yes the grass is always greener…), but this is in the end a great teaching.

I am nonetheless moving towards taking on more responsibility each day. Or I hope. I am “working on it”. I never forget this intention now. Responsibility over my feelings and my thoughts. And of course my actions. It’s like getting rid of an old programming. Or perhaps “memory” is a better way of putting it.

 

I feel guilt when I feel I am being accused, when I feel I am not being heard or considered.  How is it that a simple remark can create such a strong feeling of irritation in me? Why do I feel the absolute need to respond and defend myself? Why can’t I just stay silent and receive the comment. Because I am not in peace with that part of me. Because I don’t like it…So when someone points the finger on it…Ouch!

I feel guilt when aren’t flowing with my «little me». Almost like feeling guilty for simply “being”. But when I look at all of this closely I realize that this memory taints everything. Each part of me that is dissatisfied with my life is there because of my guilt. A self-judgement, like a cleaver that impedes on being in complete happiness. The source of helpnessless. The result of a sufferance. That which has repercussions on the other inevitably. Sparking off a crisis…When responsibility is love. Or at least  a condition of love. This is perhaps why loving and true happiness are so difficult to obtain. This is perhaps why I can’t help but fussing around wanting to do rather than to just be able to “be”.  Without pretending. Without  delusion.

And yet it appears so straightforward to me: guilt versus responsibility. It’s one or the other. And in that there is a choice to make.

To simply be who I am. Fully. That is my programme. And I don’t forget it.

 

— I let go of guilt… I take on responsibility —

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Écrire pour se guérir

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Nous avons tous au fond de nous des mémoires traumatisantes à faire circuler, à pacifier. Nul besoin d’avoir vécu un épisode spectaculaire, chacun par ses expériences de vie a rencontré des situations qui ont laissé leur marque : dans les émotions et les comportements

Bien souvent il n’aura pas été facile d’en parler à quelqu’un, encore moins auprès d’un thérapeute. Parfois même, la mémoire pourra être encore trop souffrante pour pouvoir l’aborder tout court.

Mais il y a forcément quelque chose, là, tout près en nous, qui demande à ce qu’on lui prête attention.

Et l’écriture est un formidable moyen de le faire. Seul, face à soi-même, il est plus simple de s’ouvrir.

Passer par l’expression écrite va littéralement modifier la façon  avec laquelle le cerveau a organisé un souvenir. Me croiriez-vous si je disais que je me suis libéré de 20 années non-stop de cigarettes, après 30 minutes d’écritures qui ont été le déclencheur d’une émotion refoulée. Si refoulée que je ne rendais même pas compte qu’elle se trouvait là! Le tout sans transfert vers la nourriture ni autre compulsion parasite. J’ai ressenti l’urgence intérieure d’écrire une lettre à cette cigarette. Qui s’est révélé avoir été, tour à tour et au travers des situations de ma vie passée, une amie, une mère, une béquille, un masque derrière lequel me cacher, une bouée de sauvetage etc…Tout en écrivant je me rendais compte que je la remerciais et lui disais au revoir. Et c’est ce qui s’est passé. Purement et simplement. Après 40 minutes de profonds sanglots.

L’impact du changement engendré est très net, tant sur notre être mental et émotionnel que sur le corps physique, avec un renforcement notable de l’immunité et des visites moins fréquentes chez le médecin.

Cela, un psychologue américain, le Dr Pennebaker l’a vérifié en plus de 20 ans de travaux et recherches- avec participation de laboratoires de contrôle- avec ce qu’il a lui-même appelé «l’écriture expressive».

La technique, en deux phases, est simple :

1) préparation :

– trouver un moment et un endroit où on ne sera pas dérangé

– ne pas s’inquiéter de fautes d’orthographe ou de grammaire

– écrire pour soi-même

– écrire quelque chose de très personnel et important : quelque chose qui nous a affecté, parfois pendant des années, peut-être lié à l’enfance, à nos relations, à notre famille, à quelqu’un que nous avons aimé ou aimons ou aussi lié à un travail.

– choisir un évènement, sujet que l’on sera capable de supporter.

 

2) l’écriture :

– écrire pendant 20 minutes

– se laisser aller et explorez ce qui se présente. Laisser l’irrationnel s’exprimer : des émotions peuvent monter : colère, tristesse, peut ou même le rire.

– ressentir comment l’évènement nous a affecté

– répéter l’exercice pour 4 jours consécutifs

 

Faire de cet exercice d’écriture une «histoire», comme un dialogue intérieur s’est révélé très efficace en pratique.

Il est important d’être honnête avec soi-même et de ne rien forcer si on ne sent pas prêt.

Une réflexion pourra être menée ensuite, afin d’aider à réinterpréter, à changer de perspective, constater comment on se sentait avant, puis après, l’évolution de nos pensées etc…

 

Point essentiel : éviter d’alimenter la douleur. Reporter au lendemain si l’exercice s’avérait trop difficile. Mais noter les pensées (formes pensées) qui pourraient surgir automatiquement pour venir justement réalimenter cette douleur…Et les écarter au fur et à mesure.

Il sera aussi bénéfique de porter attention, sans s’illusionner, aux conséquences parfois positives ou stimulantes de l’évènement traumatique.

 

C’est simple et cela peut rapporter gros. Et même changer notre vie. Pourquoi ne pas essayer?

Il existe d’autres façons de procéder bien sûr. L’idée d’un journal quotidien n’est pas à retenir car il serait plus facile de tourner en rond et de rentrer dans une forme d’auto-apitoiement.

Exprimer ne peut que nous aider. Ce n’est pas par hasard que si dans toutes les cultures on retrouve des thérapeutes et des prêtres (parfois la même personne) pour aider les gens à s’ouvrir à eux même et offrir à l’univers et la vie ce dont ils n’ont plus besoin et ainsi révéler, un peu plus, la vraie lumière de leur être.

 

 

Bertrand Huchot

Naturopathie et Soins Égypto-Ésseniens-(514) 503-9202

Rendez-vous sur réservation. Rencontres par internet possibles. detoxsanteglobale.com

Mes Mantras: un mot au sujet de Dieu, de Jésus et Marie

 

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Plusieurs de mes mantras mentionnent Dieu, le Père mais aussi Jésus et Marie. Et certains peuvent s’en irriter, particulièrement dans ce pays où je vis, un pays où la césure avec la religion est profonde et où l’empreinte de celle-ci est souffrante et a créé un véritable rejet du culte. Je ne juge pas cela. L’église catholique a laissé des traces lourdes par ici aussi  et je ne suis pas un de ses fidèles.

 

J’ai été élevé dans une culture catholique sans être vraiment pratiquant. La messe m’ennuyait. Mas pas les églises. Celles-ci éveillaient –je m’en suis aperçu bien plus tard- en moi le souvenir du sacré. Et c’est de cela dont je veux parler. C’est cela qui monte en ma conscience, en mon cœur.

Ce monde est fou et malade par manque de sacré. Dans l’absolu la Religion, prise dans son sens premier «se relier», est sacrée. La religion de l’homme ne l’est que peu voire pas. Certains –peu- de ses adeptes le vivent pourtant je n’en doute pas. Par ailleurs, le sens des rituels me semble perdu.

Ma vie n’a pourtant commencé de pendre un sens qu’avec la reconnexion au sacré. Et celle-ci s’est faite grâce à la divine intervention dans ma vie de l’essence amérindienne et de la nature. Qui m’ont ramené à ma chrétienté intérieure. Tiens, je ne suis peut-être pas né en France par hasard. Je n’y crois d’ailleurs pas à ce hasard.

 

Jésus-que je ne priais pas, l’esprit de Noël- que ma mère a su gardé vivant en moi, ont alimenté sans que je ne m’en rende compte une étincelle qui avait besoin de grandir.

 

Je ne peux imaginer ma vie sans raison d’être, sans autre but que la réalisation de mon être, et au-delà de lui l’élévation de toute notre humanité. Ce processus, je le vis comme un chemin intérieur mais aussi extérieur car le mouvement qu’il créé vers mon moi intérieur m’amène à être et vivre comme je ne l’ai jamais été ni fait avec les autres. Tous ensembles. C’est la seule porte possible. J’apprends à aimer l’autre en essayant de m’aimer un peu plus. J’apprends à être au service du sacré, du divin et je me re-trouve un peu plus. J’en suis nourri.

 

Le concept de Dieu peut très bien être remplacé par la Source, ou le Moi supérieur, ou toute autre appellation. Chacun peut le sentir à sa façon et tout est bon non?

 

Pour moi, c’est Dieu. C’est mon Père. Comme c’est aussi l’énergie universelle féminine, littéralement incarnée en l’image de Marie. Et de son fils Jésus. L’être réalisé par excellence. Le pont entre la terre et le ciel. Le but de notre chemin (si tant est qu’il s’arrête là). Le maître enseignant de ce Temps en ce qui me concerne. Le maître d’Amour. Amour dont nous ne savons pas beaucoup de quoi nous parlons quand nous employons ce mot. Même chose pour la Lumière du reste.

Jésus. Une entité, une énergie, un concept, peu importe ici encore. Mais cette force Est. Et je souhaite à tous de le ressentir en eux. Car après ce n’est plus pareil. Après, c’est Christ qui demande à prendre place dans le temple intérieur de chaque être humain. C’est le petit moi qui commence à s’en remettre à quelque chose de plus éternel, de plus «haut», de plus profond en soi.

Je suis sur un chemin sur lequel j’ai besoin de balises, d’éclairage, de force, de foi, de réconfort aussi. Et c’est tout cela que ces figures m’offrent.

 

Tout cela n’est que des mots, j’en conviens. La réalité commence au-delà de ceux-ci.

Et ma réalité depuis que j’apprends à ouvrir ma porte et mon cœur, c’est plus de joie, plus d’amour, plus de confiance. C’est ma famille intime. C’est une vie plus communautaire, en contact avec la nature, la terre.

J’apprends la gratitude. J’apprends à croire. Je vais mieux. Je sens la Paix s’installer petit à petit. Je n’ai besoin de rien d’autre.

Comment utiliser ces mantras

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Vous n’êtes peut-être pas familiers avec l’utilisation de mantras (ou prières), alors voici un petit guide d’utilisation.

 

Ces mantras peuvent utiliser aussi longtemps que vous sentez qu’ils peuvent vous aider. Mais ne vous découragez pas trop vite pour autant.

 

Choisissez un mantra qui vous concerne : il peut vous toucher, pointer une direction ou intention que vous voudriez installer dans votre vie.

 

Faites-vous une «cure» du mantra choisi : fixez-vous un nombre de jours, de semaines.

 

Il peut être récité à voix haute comme intérieurement.

 

 

Quelques idées :

 

– La méditation. Asseyez-vous dans un endroit calme ou dans votre espace de recueillement/méditation, et «travaillez» avec le mantra pendant quelques minutes pour commencer. Même 1 minute peut suffire pour commencer si vous n’avez pas l’habitude. Connectez avec le mantra, avec son message.

Invitez sa vibration et les compréhensions et intentions qu’il véhicule jusque dans toutes vos cellules. Encouragez celles-ci à s’ouvrir à lui. L’idée est de baigner tout entier en lui.

Augmentez le temps comme il vous plaira. 20 minutes quotidiennes –par les temps qui courent (sourire) sont honorables.

 

– Écrivez-le sur des «post-it» dans des endroits visibles chez vous : réfrigérateur, table de chevet etc….Soyez créatifs!

 

– L’écriture. Il est intéressant d’écrire le mantra si le réciter ne vous convient pas. Son travail sera même doublement actif en vous, vous le penserez, l’entendrez en vous et le verrez. Votre cerveau en sera plus imprégné.

 

– Penses-y le plus possible au cours de la journée. Plus vous y penserez, plus il vous habitera et résonnera en vous. Vous pourriez utiliser un petit logiciel qui sonne à toutes les heures, par exemple, ce qui vous permettra d’y penser régulièrement. Et ne le récitez qu’une fois est déjà bénéfique. Nous avons d’affirmer encore et encore le positif que nous voulons inviter dans notre vie.

 

Sachez que si vous sentez que vous auriez besoin de quelque chose, de plus spécifique à qui vous êtes et/ou ce que vous vivez dans le moment, il vous est bien évidement possible de créer vos propres mantras. Choisissez des mots simples, qui vous touchent afin de viser une meilleure efficacité.

 

Cela ressemble à la méthode Coué. Une méthode siècle dernier proche également de la pensée positive, qui vise à implanter en soi des idées positives.

 

Une remarque : la science a démontré que cette méthode Coué ne fonctionnait surtout qu’avec ceux qui croyaient en ce qu’ils disaient. Les autres, sur des expérimentations assez courtes d’une dizaine de minutes, se décourageaient assez vite et le malaise semblait donc être plus grand.

 

Mais c’est là que tout se passe justement. L’idée est de transformer. Se transformer. Inviter du positif en soi est quelque chose que l’on cherchera à faire si l’on n’est pas bien ou si l’on désire améliorer quelque chose. Dans ces cas-là il y a du «négatif» ou tout du moins quelque chose de plus pesant. Et affirmer le contraire aura forcément l’impact de faire ressortir les résistances…Qui sont justement ce que nous visons à transformer.

L’idée est donc de CONTINUER au-delà du découragement possible, malgré peut-être l’apparente augmentation de mal-être. En naturopathie, cela est appelé une crise de guérison.

 

Toute transformation demande du temps, ce qu’on peut appeler du «travail» et une bonne dose de discipline.

Pas des mots que l’on a envie d’entendre forcément me direz-vous? Non, mais justement ce que nous avons besoin, la parfaite «médecine».

 

Bonne expérimentation, bonne découverte, bonne méditation!