Pour la digestion, mastiquer vaut de l’or

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Très sérieusement, mastiquer est essentiel au bon déroulement de la digestion.

Et tout le travail qui ne sera pas effectué dans la bouche sera une surcharge de travail pour l’estomac puis l’intestin.

Tout d’abord car la mastication permet aux enzymes salivaires d’effectuer un premier travail de digestion. La salive contient une amylase digérant les amidons, mais également un peu  de lipase pour les lipides, donc les gras.

Anodin? Absolument pas. Ce qui se passe au niveau intestinal a des conséquences énorme sur la santé de tout l’organisme. Et l’équilibre intestinal dépend en grande partie de la digestion. Bien sûr, nous ingérons de nombreux produits chimiques irritants pour les muqueuses, mais des aliments mal digérés dans l’intestin sont un régal pour de nombreuses bactéries qui vont entraîner fermentations et putréfactions. Celles-ci sont directement liées  à un déséquilibre de notre flore intestinal lié à l’apparition d’un phénomène, relativement récent, appelé hypeperméabilité intestinale. Ceci signifie que la muqueuse intestinale, qui est la barrière entre notre milieu intérieur et l’extérieur, a perdu son intégrité et est devenue plus «poreuse», laissant ainsi passer des molécules qui ne devraient jamais pénétrer dans la circulation sanguine. La réaction allergique est la conséquence de ce phénomène. Et l’on peut considérer  qu’actuellement près d’un tiers des gens ont une allergie ou sensibilité

Sans compter que le déséquilibre même de notre flore intestinale, notre première barrière immunitaire, affecte également l’immunité.

Oui la digestion est importante. C’est dans la série petite causes et grands effets.

Oh bien sûr, ne pas mastiquer quelques repas n’est pas dramatique. Le problème est que la majorité des gens mastiquent mal. Toujours. Et inverser cette tendance est une véritable rééducation! Car nous avons besoin d’être conscient de ce que nous faisons.

Ce pourrait même devenir un acte antisocial de plus pour certains car force est d’admettre que  manger est le plus souvent une activité sociale. Parler en mangeant, travailler sur son ordinateur ou cellulaire, voire regarder un film ne se marient pas avec la mastication!

Un maître spirituel du siècle dernier parlait de la mastication – et de tout l’art de redécouvrir la conscience de s’alimenter, comme un «yoga de la nutrition». Le repas devenant une occasion de travailler son développement intérieur. Le spirituel là où on ne l’attend pas, sur une chaise de cuisine plutôt qu’un coussin  de méditation, une fourchette et un couteau en place d’un chapelet! Même pour ceux qui pensent n’avoir pas le temps auraient d’emblée 3 occasions d’intériorisation quotidiennes en cadeau.

Une occasion de faire le calme en nous. Considérant que tous sont d’accord maintenant pour considérer les intestins comme un second cerveau, il y a là une belle opportunité d’influer bon nombre de pathologies intestinales, dont toutes les pathologies inflammatoires, liées assez directement à un «feu intérieur» dévorant.

Mais nous ne devenons pas maître en quelques jours. Probablement qu’ici encore la constance et la persistance seront de mises pour obtenir des résultats probants! Mais que les personnes sensibles fassent le test de mastiquer correctement un plat qu’elles digèrent habituellement très mal, voire qui leur donne des gaz. Le résultat sera forcément surprenant. Et rien de tel qu’un petit test concluant pour encourager à continuer l’étude !

La majorité des gens ne mangent vraiment pas équilibré. Les portions de légumes ne sont pas là, beaucoup d’erreurs en termes d’association alimentaires sont faites.  Et nous mangeons  du sucre en fin de repas  ce qui perturbe un peu plus cette digestion. Sans compter d’autres gestes «intégrés» comme le «p’tit café» d’après repas venant apporter un apport de liquide favorisant la vidange gastrique et ajoutant à la difficulté.

Un argument qui aura peut-être aussi du poids : mastiquer plus nous amène à moins manger, et donc à ne pas prendre de poids voire à en perdre(1).

Alors mastication cours 101 : il n’y a pas de vraiment de règle. Personne n’a la même dentition ni la même habitude à mastiquer. 20 à 60 mastications peuvent être possibles, dépendamment des gens donc mais aussi de l’aliment lui-même. L’important est notre bouchée soit bien mélangée à la salive et suffisamment broyée pour pouvoir être digérée correctement!

Bon appétit et bonne méditation!

Bertrand Huchot

detoxsanteglobale.com

(1) Annual Meeting of The Obesity Society. Nov 2011. Orlando

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