Vers une sexualité «détoxifiée»

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Une image me reste en mémoire lors d’un «road trip» qui m’amena en Utah en 1998. Celle d’une publicité géante montrant un crotale, dressé, tous crocs au-dehors et la mention «pornography is as evil as…», la pornographie est aussi mauvaise/diabolique que…J’ai ri (alors que j’étais par ailleurs victime de cette pornographie), l’Utah est quasi mormon, une secte religieuse, qu’alors, je jugeais coincée voire déviante.

 

Pourtant l’existence seule de la pornographie n’est-elle pas un signe de déséquilibre de notre sexualité?

Que peut être la sexualité sans Amour? La pornographie est presque considérée comme normale. Et elle s’appelle alors «soft». Alors qu’elle est une décharge de nos aspects souffrants. Principalement sur la femme.

La majorité des hommes est ou a été affectée par elle. Je ne la juge pas. Je la regarde et je me dis que ce n’est pas de l’amour. C’est du sexe aux couleurs de prises de pouvoirs sur l’autre. L’expression d’une mauvaise utilisation d’une énergie les plus puissantes existante dans l’univers. Énergie  de création, la sexualité est champ d’étude spirituelle. Un appel à la maîtrise de soi, à l’abandon de son être aux énergies terrestres et cosmiques qui nous traversent. Une pratique à s’ouvrir à l’autre ainsi qu’à ses propres polarités. Certaines civilisations en ont fait un «art martial». Et c’est ce qu’elle est.

Elle n’est pas masturbation obsessive devant une photo ou un film. Elle n’est pas sado-masochisme. Ni impuissance.

 

Oui les pensées pornographiques sont des pensées obsessives, terme très parlant. Cela indique que notre mental est pollué. Nous avons des pensées «polluées». Ces pensées forment des égrégores, «masses» énergétiques produites par l’accumulation de formes pensées. Celui de la pornographie est très puissant. Y penser, c’est déjà être pris dans le piège.

La pornographie n’est pas l’ennemi à abattre. La résolution est en nous. Et dans nos pensées.

Des pensées obsessives n’ont pu être créées que sur un terrain émotionnellement instable et souffrant.

Nous avons tous à rééquilibrer certains aspects de nos êtres. À prendre soin de notre monde émotionnel comme à apprendre à maîtriser nos pensées. Ceux qui ne le voient pas ne sont soit simplement pas prêt, soit dans un déni plus ou moins conscient. Mais cela ne change rien au fait qu’ils ont des souffrances logées au fond d’eux même. Et qu’ils auront à gérer les conséquences que cet état d’être génèrera comme expérience de vie. Car le hasard n’existe bien sûr pas. S’il n’y avait plus de souffrances en nous, le monde serait un paradis, notre voisin notre frère, la peur et la colère n’existerait pas. La compassion et l’entre-aide régneraient. Et nous n’y sommes pas encore.

 

Il est de notre devoir de prendre soin de nous à ce niveau-là. L’acte d’amour est sacré. Penser à une autre en faisant l’amour, ou à une photo, une scène porno est-il sain? Quelles conséquences sur la création d’un enfant? Quel legs fait à cet enfant -à cette âme s’incarnant? Comment pourrait-il ne pas en être grandement affecté et avoir à conserver ce furoncle au fond de lui qui le marquera jusqu’à ce qu’il en prenne conscience et puisse le guérir.

Nos pensées sont «Pouvoir». Il est temps de s’en rappeler.

 

Nous vivons une époque où nous parlons d’ouverture de conscience, de  changement d’ère même. Plus d’amour, plus de compassion. Mais nous ne sommes pas tout à fait rendus là. Un grand ménage a besoin d’être fait et il commence à l’intérieur de nous. Et cela commence par se regarder de très très près. Sans jugement mais avec une grande honnêteté. Nous avons besoin de nous souvenir de ce que nous avons vraiment besoin pour nous épanouir. Soyons ouvert et doux envers nous-même et nous saurons être dans l’accueil de l’autre, même avec ses  blessures et souffrances. Un couple est l’endroit idéal où effectuer ces guérissons, un merveilleux terrain d’échange et de pratique. Masculin, féminin, yin/yang, ces deux polarités qui s’expriment partout pourront s’équilibrer parfaitement en un divin mariage.

 

Les prostituées «épongent» depuis des temps presque immémoriaux de lourdes charges émotionnelles et énergétiques. Un jour elles n’existeront plus car elles n’auront plus de raison d’être. Nous n’avons pas à les juger.

Je suis français et j’ai utilisé le mot «putain» de façon très légère. Comme une ponctuation de chacune de mes phrases. C’est presque une marque «d’origine française» pour beaucoup. Mais non, ce n’est pas un mot anodin, c’est la marque d’une confusion qui imprègne l’esprit des gens. La marque d’une vieille et profonde blessure et colère, la marque de ce vieux furoncle. Et utiliser ce mot, même inconsciemment c’est renforcer tout un égrégore malade.

Nous sommes responsables et avons besoin de nous en souvenir.

 

Où est le respect de la femme? Où est le respect de l’homme? Sinon au fond de nous-même, où la terre demande à être labourée et ensemencée d’amour?

 

detoxsanteglobale.com

 

 

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